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 Harry Potter et la Princesse Lune

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Hermione
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MessageSujet: Harry Potter et la Princesse Lune   Sam 27 Mai - 11:19

Préface :

Voilà, vous me connaissez, ou vous ne me connaissez pas, peu importe. Je poste ici ma première (mais pas la dernière) potterfiction, qui raconte l'histoire de Harry dans sa quête des Horcruxes… Et de sa rencontre avec un mystérieux personnage de mon invention.
Je dédicace à mes petits frères, Axel et Sacha, qui sont toute ma vie, et je remercie particulièrement Axel sans qui cette histoire n'aurait pas exister. Merci, petit frère, d'aimer autant les playmobils, et d'en laisser traîner partout et surtout dans les escaliers. Merci d'avoir laisser traîner "Silbeth", à l'origine crocodile playmobil, c'est la première fois que je ne te gronderai pas pour avoir laissé tes jouets par terre et avoir du coup provoquer ma chute qui m'a fait très mal d'ailleurs, mais ça, je m'en contrefiche. Merci enfin à tous ceux qui ont la gentillesse de lire cette fanfic, car vraiment, j'y met tout mon cœur, et ça compte beaucoup pour moi.
Si je ne poste plus de chapitres à certains moments, c'est peut-être parce que je n'arrive plus à écrire. Ne m'en veuillez pas, s'il vous plaît, j'ai beaucoup de mal pour le début, alors que la fin coule toute seule.
Voilà, il ne me reste plus qu'à souhaiter bonne lecture à celui ou celle qui a cliqué ici !

Merci encore,
Hermione ou Joanne

Table des matières :

chapitre 1 : Le phénix d'argent

chapitre 2 : Le goût de la liberté

chapitre 3 : Retrouvailles

chapitre 4 : Noces, permis et sombre mystère

chapitre 5 : Une rencontre innatendue

chapitre 6 : La première piste

chapitre 7 : La fourmilière

chapitre 8 : Les larmes du phénix

(je rajouterai les chapitres 8, 9, 10, 11, etc. quand ils seront écrits bien sûr !)


Dernière édition par le Lun 30 Oct - 10:02, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: Harry Potter et la Princesse Lune   Sam 27 Mai - 11:23

Chapitre 1 : Le phénix d'argent (première partie)


La dernière journée du mois de Juillet était presque achevée, et la nuit tombait sur Londres. Le soleil couchant chauffait encore faiblement, mais les habitants savaient que dès l'astre solaire disparu derrière l'horizon, le froid reviendrait, plus pénétrant que jamais. Un froid exceptionnel pour le mois dont on disait qu'il était le plus chaud de l'année. Mais depuis l'an dernier, les étés étaient devenus glaciaux, et la brume faisait désormais parti de la météo quotidienne, quelle que soit la saison.
Alors que tout le monde se préparait à passer la nuit bien au chaud chez soi, une jeune fille aux longs cheveux d'un rouge sombre, vêtue d'une robe vert émeraude, parcourait les rues désertes de la cité, semblant ne craindre ni le froid, ni la nuit. Elle s'aventura dans une ruelle tortueuse et poursuivit son chemin sans prêter attention au groupe de vandales qui la regardaient marcher avec un intérêt sournois, et lorsqu'un chat cracha dans sa direction pour défendre son territoire, elle émit un grondement sourd si menaçant que le petit félin tacheté de gris préféra se réfugier sous une vieille voiture. Elle s'arrêta devant une minuscule maison, franchit le petit portail à la peinture écaillée, et referma la porte de fer au nez d'un des voyous qui s'était faufilé derrière elle dans l'espoir de l'attraper avant qu'elle ne rentre chez elle.
Elle poussa la porte d'entrée et entra dans un salon poussiéreux et pauvrement meublé, et laissa tomber par terre le sac contenant les provisions qu'elle venait d'acheter à la supérette du coin.
– Tante Rosa, je suis rentrée ! cria-t-elle.
Une jolie femme aux cheveux blonds et aux yeux pâles sortit de la pièce d'à côté. Elle semblait plutôt jeune – elle devait avoir dans les trente-cinq ans –, et pourtant, bien qu'elle tenta d'afficher un air joyeux, son visage exprimait toute la lassitude de quelqu'un qui se cache depuis longtemps, trop longtemps… Le visage d'une personne vivant dans l'ombre et le mystère, mais également porteuse d'un lourd secret.
– Ma chérie ! s'exclama-t-elle. Enfin, ça fait un moment que je t'attends ! Où étais-tu passée ?
– Il y avait la queue…
– Mais oui, la queue dans une minuscule supérette, à presque vingt heures. C'est très logique comme excuse, surtout par ce froid. À part ça, tu as d'autres mensonges dans ce style à me raconter ?
– Tu es la seule personne à qui je n'arrive pas à mentir, soupira la fille aux cheveux auburn. Je me demande bien pourquoi…
– C'est parce que je suis ta tante, sourit la jeune femme. Tu ne peux rien me cacher. Maintenant, explique-moi pourquoi tu es en retard.
– Eh bien… Je suis allée… J'ai fais un petit détour par le Chemin de Traverse, disons.
– Quoi ! Tu es passée par le Chemin de… Je t'ai pourtant interdit d'aller aussi loin ! C'est dangereux par les temps qui courent ! Tu le sais, non ? s'écria sa tante d'une voix aiguë et furieuse. Tu tiens tant que ça à être privée de sortie?
La jeune fille se redressa et toisa sa tante.
– Arrête de me crier dessus comme ça ! souffla-t-elle. J'ai dix-sept ans aujourd'hui, je fais ce que je veux ! Si je suis allée là-bas, c'est pour Silbeth. Elle n'a plus rien à manger, il fallait bien que j'aille lui acheter de la nourriture !
Elle avait prononcé le nom «Silbeth» d'une voix étrange, sifflante…
– Ça ne t'excuse pas, reprit sa tante. Tu aurais pu te faire capturer par un Mangemort !
– Et qu'est-ce qu'ils feraient d'une sorcière de dix-sept ans, les Mangemorts, hein ? fit la jeune sorcière, agressive.
Sa tante ne répliqua pas toute suite. Comment lui dire ? Elle ne devait pas. Pas encore. Elle souffla un grand coup avant de répondre d'un ton à la fois furieux et hésitant :
– J'ai mes raisons de m'inquiéter, et elles ne te regardent pas.
– C'est de moi dont il s'agit !
– N'insiste pas, je ne te dirai rien.
– Pourquoi ? cria sa nièce. Pourquoi tu me caches tout ? Pourquoi tu ne me dis jamais la vérité ? Tu dis que je te mens sans arrêt, mais toi, tu me caches tout sur moi-même, c'est encore pire ! Tu ne veux même pas me donner le prénom de ma mère ! Tu me dégoûtes !
Les cheveux flamboyants de la jeune fille semblaient crépiter, tout son corps était parcouru d'un léger scintillement, et ses yeux d'un vert sombre lançait des éclairs. Quelque part dans la cuisine, un verre explosa. Elle était impressionnante quand elle se mettait en colère, songea sa tante. Une vrai tigresse !
Sentant les larmes monter, la jeune sorcière se détourna brusquement, et courut s'enfermer dans sa chambre. Là, elle se jeta sur son lit et éclata en sanglots. Inutile de repousser ses émotions ; elle était incapable de les contrôler. Ce qui ne voulait pas dire qu'elle se mettait à pleurer pour un oui ou pour un non, bien au contraire, cela lui arrivait rarement, en public tout du moins. Elle avait l'habitude de refouler sa tristesse. Et quand elle n'y arrivait pas, elle camouflait sa peine par d'intenses colères, avant d'aller se réfugier dans sa chambre, seul endroit où elle pouvait exprimer sa souffrance tranquillement. Ses crises de rages entraînaient généralement des explosions de verres dans la cuisine. Cette pensée la rendit plus triste encore. Même sa magie, elle n'arrivait pas à la maîtriser. Elle se sentait pitoyable.
Une espèce de gros lézard aux écailles d'un vert luisant se tenait derrière l'armoire. Il courut à une vitesse surprenante jusqu'à sa maîtresse et grimpa dans le lit. Celle-ci soupira tristement en le voyant.
– Oh, Silbeth ! dit-elle de la même voix sifflante qu'elle avait utilisé pendant la dispute avec sa tante. Je ne sais plus quoi faire. Elle me cache tout, mais moi je voudrais tellement savoir… Tu parles d'un anniversaire. Je parie qu'elle ne m'a même pas acheté de cadeau.
Le lézard la regarda droit dans les yeux, et lui répondit de la même voix :
Je suis sûre que non. Elle ne t'oublie pas, et elle t'aime.
– Alors pourquoi elle me cache tout ?
– Je t'ai déjà dit que tu devais accepter sa décision, et attendre. Elle te le dira quand tu seras prête.
– Mais comment saura-t-elle que le moment est venu ?
– Elle le saura, je ne sais pas comment, mais elle le saura.

La jeune fille sourit à travers ses larmes.
Silbeth, je ne sais pas ce que je ferais sans toi. Tu sais toujours ce qu'il faut dire quand je n'ai pas le moral.
Et elle caressa tendrement le petit reptile.
Soudain, on frappa à la porte.
– Trésor ? appela la voix de sa tante. Ma chérie, je sais que je t'ai fait de la peine, mais ouvre-moi s'il te plaît. Je voudrais te donner ton cadeau.
La jeune sorcière hésita un moment, puis se décida à aller ouvrir. Avant de déverrouiller la porte, elle se jeta un sortilège pour faire disparaître toute trace de larmes.
– Entre, ordonna-elle à sa tante en la regardant froidement.
Elle retourna s'asseoir sur son lit.
– Ma puce, si tu savais comme je suis désolée, fit la jeune femme en la regardant tendrement.
– Ça ne sert à rien de t'excuser, souffla sa nièce. Si tu veux te faire pardonner, tu devras tout me dire.
Sa tante la regarda droit dans les yeux.
– Je sais. C'est pour ça que je suis là.
Elle sortit de sa poche une fine chaîne d'argent au bout duquel pendait deux médaillons assortis. Sur l'un deux était gravé un serpent ouvragé.
– N'ouvre jamais le médaillon avec le serpent, dit-elle à sa nièce en lui remettant la chaîne. Et ne t'en sépare sous aucun prétexte.
– Pourquoi ?
– Ça, je te le dirai tout à l'heure.
– Promis ?
– C'est juré, ma puce.
Sa nièce n'insista pas, pour une fois. Elle regardait l'autre médaillon, une lueur dans les yeux.
– Et l'autre, je peux l'ouvrir ? demanda la jeune fille, ses yeux verts pétillants d'espoir et d'impatience.
En guise de réponse, sa tante lui adressa un sourire plein de joie. La jeune sorcière ouvrit précipitamment le médaillon d'argent. Il contenait la photo d'une jeune femme qui lui ressemblait comme deux gouttes d'eau.
– Maman…
Elle se tourna vers la jeune femme blonde, rayonnante de bonheur.
– Merci ! cria-t-elle en se jetant dans ses bras. Merci tante Rosa !
– Viens maintenant, lui dit sa tante en l'embrassant sur le front. Le dîner attend. Ce n'est pas tous les jours qu'on fête ses dix-sept ans !
Le dîner fut royal. Le meilleur resta le superbe gâteau au chocolat que la jeune femme avait confectionné.
Un peu plus tard dans la soirée, alors qu'elles avaient fini de débarrasser la table et étaient tranquillement installées sur le divan du salon, la jeune sorcière demanda :
– Dis tante Rosa, la photo de maman, pourquoi tu me l'as cachée pendant toutes ces années ?
La jeune femme la regarda. Elle ressemblait énormément à sa mère. Déterminée et courageuse. Tout son corps exprimait ses émotions. La colère, la joie, la tristesse… Tant de sentiments qu'elle s'efforçait de cacher.
Elle était prête maintenant. Prête à entendre la vérité.
– Parce que je ne suis pas ta tante.


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MessageSujet: Re: Harry Potter et la Princesse Lune   Dim 28 Mai - 22:49

Chapitre 1 : le phénix argenté (2ème partie)



La jeune fille ouvrit de grands yeux ronds. Elle s'était attendue à tout, sauf à ça !
– Tu… Tu n'es pas… Ma tante ? s'exclama-t-elle, ahurie. Tu te sens bien ?
– Écoute-moi, quand j'étais à l'école Poudlard avec ta mère, bien avant ta naissance, nous étions les meilleures amies du monde. Rien ne pouvait nous séparer. Et puis, elle est tombée amoureuse, et elle s'est mariée. Après, tu es venue au monde, et elle m'a demandée d'être ta marraine. J'ai accepté bien sûr, je ne pouvais pas refuser ça à ma meilleure amie. Mais quand tu as eu à peu près un an… elle a eut peur de quelque chose, et elle m'a confié ta garde. J'ai appris sa mort quelques mois plus tard. Tout ça s'est passé avant que le garçon, le Survivant, triomphe de Lord Voldemort.
– Harry Potter, dit la jeune fille.
– C'est ça. Je t'ai recueillie puisque ta mère le voulait, et c'est pour ça que tu vis avec moi. Mais il y a autre chose encore que tu dois savoir, c'est…
Elle s'arrêta soudain de parler.
– Il y a quelque chose de mauvais dehors, murmura-t-elle. Il faut que je te dise ce que tu dois faire, vite.
– Qu'est-ce que…
– Ma chérie, écoutes-moi bien. Le médaillon avec le serpent, tu dois l'apporter au Survivant. Il saura quoi en faire.
– Mais…
– Tu dois le faire. C'est ta mission.
– Tante Rosa, enfin, je veux dire, marraine, ou…
– Chut !
La marraine écouta attentivement. Soudain elles entendirent un léger craquement, tout près…
– Vite ! cria Rosa. Descends avec Silbeth dans le sous-sol et prenez le passage secret !
– Mais…
– Ne discute pas ! Vas-y !
À cet instant, la porte explosa, et la jeune fille poussa un hurlement. Là, dans l'encadrement de la porte, se tenait un être immonde, horrifiant, monstrueux, qui n'avait plus rien d'un humain. Il était plus pâle que la mort, n'avait ni ongles, ni cheveux, un nez aplati dont les narines se résumaient à deux fentes, comme les serpents, et deux yeux rouges comme des braises et brûlants de rage et de haine.
Lord Voldemort. Le plus grand Mage Noir de tous les temps. Et il avait les yeux fixés sur elle. Ou plutôt sur le pendentif avec le serpent gravé.
Le Mage Noir leva lentement sa baguette vers elle, un sourire mauvais éclairant sur son abominable visage. Aussitôt, sa marraine vint se placer entre eux.
– Si tu veux la tuer, tu devras me passer sur le corps ! cria-t-elle. Vas t-en, ma chérie, passe par le passage secret ! dit-elle à sa filleul.
– Tante Rosa…
– VAS-Y !
Mon enfant, siffla Voldemort d'une voix mielleuse, si tu me donnes le pendentif que tu portes au cou – oui, celui-là, avec le serpent –, je jure de ne faire aucun mal ni à toi, ni à ta tante.
– Ne l'écoute pas, ma puce, tout ce qu'il te dit n'est que mensonges, il nous tuera si tu lui obéit, lui cria sa marraine, devinant les paroles de Voldemort.
Ta marraine n'a pas confiance en moi on dirait, continua le Mage. Ce médaillon est à moi, elle me l'a volé, tout ce que je veux, c'est le récupérer… C'est la seule chose qui me reste de ma mère… Je sais que tu me comprends, toi aussi tu as perdu tes parents, alors que tu n'étais qu'un bébé, tu peux comprendre ce que ce médaillon représente pour moi… Il y a une photo de ma mère dedans… Donne le moi, je t'en prie…
Attendrie, la jeune fille imprudente hésita, mais en voyant le regard de Rosa, sa marraine, celle qui l'avait recueillie et élevée comme sa propre fille, elle comprit combien ce médaillon était important, et qu'il ne fallait en aucun cas qu'il tombe entre les mains de Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom. Alors elle se tourna vers lui, et hurla de toute ses forces :
– JAMAIS !
Elle se rua vers la porte du sous-sol.
Attends, reviens ici toute suite ! cria Voldemort.
Avant que Rosa ai pu faire quoi que ce soit, il se jeta sur la jeune sorcière et lui agrippa l'épaule. La jeune fille ressentit alors la pire douleur qu'elle ai jamais connut. Elle avait l'impression que tout son bras prenait feu. Alors, à travers sa souffrance, tandis que le Mage Noir tentait de s'emparer du médaillon, elle souhaita de tout ses forces que cet être immonde et répugnant se tienne le plus loin possible d'elle. Voldemort fut éjecté contre le mur. En sentant la douleur refluer, la sorcière regarda sa marraine, et comprit qu'elle devait s'en aller.
Elle se précipita dans les escaliers. Dans le sous-sol, elle chercha le vieux tableau représentant le château de Poudlard. Quand elle l'eut trouvé, elle murmura le mot de passe :
– Crocodragon.
Et elle s'enfonça dans les ténèbres du passage secret menant dans le parc du quartier, sous un vieux marronnier. Elle savait ce qu'elle devrait faire en sortant ; se jeter un sort de désillusion, prendre un taxi (après avoir interrompu le sort provisoirement) et aller se réfugiée dans la forêt. Là-bas, personne ne pourrait la trouver. Ensuite, quand la situation se serait un peu calmée, il lui faudrait trouver ce garçon, Harry Potter, le Survivant.
Elle atteignit la fin du passage sans encombre. Dehors, un affreux spectacle l'attendait.
Sa maison, l'endroit où elle avait passée toute son enfance en compagnie de celle qu'elle considérait comme sa mère, était en feu. Un feu vorace, qui détruisait tout le passé de la pauvre enfant, comme on souffle une simple bougie.
Elle sanglota silencieusement. Un taxi passa. Elle l'appela pour qu'il s'arrête, donna la destination au chauffeur, et sans prêter attention à son regard étonné, s'installa à l'arrière.
Le voyage sembla durer des heures. Pourtant, lorsqu'elle arriva enfin dans la forêt, le taxi n'avait roulé que vingt minutes.
– Pardonnez-moi, murmura-t-elle au chauffeur. Oubliette !
En une seconde, le regard du Moldu se fit vitreux, et la jeune fille profita de son hésitation pour s'éclipser discrètement et pénétra dans la sinistre forêt.
Lorsqu'elle fut certaine d'être bien à l'abri, elle se laissa totalement aller à la tristesse. Elle haïssait ce maudit médaillon. Tout était de sa faute.
Tu étais obligée de fuir, siffla Silbeth qui était restée cachée sous ses cheveux depuis le début. Tu devais protéger le médaillon, Rosa te l'avais demandé.
Oh ! Silbeth, si tu savais comme je m'en veux…
Elle fixa un arbre comme s'il avait pût tout arranger.
Et maintenant que vas-tu faire ? murmura Silbeth.
Sa maîtresse se redressa, le regard déterminé.
Je vais chercher ce garçon, Harry Potter, répondit-elle. C'était ce qu'elle voulait, il faut que je lui remette le médaillon.
Elle massa son bras qui la faisait encore souffrir.
Sara, souffla soudain Silbeth. Regarde ton épaule…
Sara obéit à sa crocodragonne, et ne put retenir un cri d'effroi.
À l'endroit où Voldemort l'avais touchée, la robe s'était déchirée, laissant apparaître une partie de son épaule.
Et à cette endroit, sa peau était comme gravée. Le dessin représentait un phénix argenté.


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MessageSujet: Re: Harry Potter et la Princesse Lune   Jeu 1 Juin - 20:41

Chapitre 2 : le goût de la liberté (1ère partie)

Bien loin de Londres, à Surrey, dans un quartier appelé Little Whinging, le soleil avait achevé sa lente course dans le ciel depuis longtemps. Minuit approchait…Tous les habitants du quartier s'étaient couchés de bonne heure. La rue Privet Drive, tout comme les avenues voisines, semblait tranquille… Soudain, la fenêtre de la plus petite chambre du numéro 4 s'illumina d'un coup.
Harry Potter, dix-sept ans dans quelques secondes, se réveilla en sursaut en allumant brusquement sa lampe et en attrapant sa baguette par réflexe. Il n'avait pas rêvé, non. Son brusque réveil était en fait dû à une douleur diffuse qui partait de l'épaule droite et se diffusait dans tout son corps. Troublé, Harry attrapa ses lunettes sur sa table de chevet, et se massa l'épaule. Il jeta un regard au miroir de sa chambre, et observa attentivement de ses yeux d'émeraudes la fine cicatrice en forme d'éclair qui, cachée derrière une mèche de cheveux d'un noir de jais, semblait luire d'une douce lumière argentée. Il regarda son épaule nue, pensant voir un bleu ou une brûlure. Il s'était peut-être frotté sur le drap sans le faire exprès.
Mais non. Il n'y avait rien du tout.
Le réveil annonça minuit alors qu'il reposait sa baguette. Il sentit un sentiment très étrange en lui, comme un vertige. Soudain, il se sentit plus grand, plus fort, et eut l'impression que le sol s'était éloigné de lui le temps qu'il prenne conscience qu'il était minuit. La pensée que demain, dès l'aube, il quitterait à jamais cette maison de cauchemar, lui revint et il ne put s'empêcher de courir à la fenêtre. Il attendait ce jour depuis si longtemps…
Cela faisait maintenant presque seize ans que son oncle Vernon et sa tante Pétunia, la sœur de sa mère, l'avaient recueilli, quand ses parents étaient morts, assassinés par Lord Voldemort, le terrifiant Mage Noir. Sa vie ici n'avait pas toujours été facile, à cause principalement d'une sorte de petit cachalot nommé Dudley Dursley et qui n'était autre que le propre cousin de Harry. En effet, le cher petit Dudley avait toujours considérer son pauvre cousin comme le meilleur des punching-ball. Ce qui faisait que Harry avait souvent été obligé de détaler comme un lapin chaque fois qu'il apercevait au loin la masse pour le moins volumineuse de son cher cousin. Il faut aussi ajouter que, lorsque Harry et lui étaient à l'école primaire, Dudley était considéré par la plupart des autres élèves comme le plus redoutable des prédateurs. Aucun n'osait lui désobéir, de peur de risquer de se faire taper dessus à la sortie de l'école. Et bien entendu, tout le monde savait que Dudley détestais son cousin. Personne ne s'était donc risqué à sympathiser avec Harry, qui n'avait jamais eut d'amis avant ses onze ans. Quant à son oncle et sa tante, ils l'avaient toujours traité comme un chien — et pour cause, avant ses onze ans, la chambre de Harry se résumait au placard sous l'escalier de la maison.
Heureusement pour lui, cette situation n'avait pas duré. À l'âge de onze ans, Harry avait en effet appris qu'il était un sorcier tout comme ses parents, et qu'il allait partir apprendre la sorcellerie à la meilleure école au monde : Poudlard. Il avait également appris que, même dans le monde des sorciers, il était quelqu'un d'exceptionnel, car il avait réduit à néant le plus grand Mage Noir de tous les temps alors qu'il n'était qu'un bébé.
Depuis, il s'était passé bien des choses. Au fil des années, Harry et ses meilleurs amis, Ronald Weasley et Hermione Granger, avaient accompli plus d'exploits à Poudlard que tous les autres élèves réunis.
C'était au cour d'une de ces années que Lord Voldemort, l'homme – si on pouvait le considéré comme un homme – qui avait tué ses parents et que tout le monde croyait mort, était revenu. Depuis, le monde était plongé dans la terreur, et Harry sentait plus que jamais le poids de la mission reposé sur ses épaules. Car avant sa naissance, une femme avait fait une prophétie sur lui et Voldemort, qui disait que l'un d'entre eux devrait tué l'autre.
En plus de ses parents, Harry avait perdu d'autres êtres chers par la faute de Voldemort. A commencer par son parrain, Sirius Black, dont il avait fait la connaissance en troisième année, et qu'il considérait à la fois comme un père et comme un frère, et bien sûr le professeur Dumbledore, directeur de Poudlard, assassiné l'année dernière par un partisan de Voldemort, un traître.
Pour Harry, le 4, Privet Drive était un lieu de torture plus qu'autre chose. Et le fait de savoir que le lendemain il quitterait à tout jamais cette prison où il n'était plus en sécurité avait de quoi le remplir de joie.
Et si un Mangemort avait attendu dehors qu'il ai enfin dix-sept ans pour pouvoir l'attaquer en pleine nuit, au moment où il s'y attendait le moins ? À cette pensée, Harry tourna aussitôt la tête par la fenêtre, et remarqua une petite silhouette qui volait dans sa direction. Ça ne pouvait pas être un Mangemort, non, c'était beaucoup trop petit. À moins que ce soit un animagus. Mais il pensait plutôt à…
– Coq, sourit Harry en reconnaissant le minuscule hibou de Ron.
Ronald Weasley, son meilleur ami, avait adopté Coq (ou Coquecigrue) à la fin de leur troisième année à Poudlard. Il l'avait regretté en voyant que le hibou avait un caractère un peu trop joyeux, et même explosif dans certains moments.
Coq volait comme un fou à travers la pièce, au risque de réveiller l'oncle Vernon qui n'appréciait pas particulièrement ces «oiseaux de malheurs», comme il les appelait. La chouette des neiges de Harry, Hedwidge, poussa un hululement indigné quand le petit hibou percuta sa cage et tomba par terre, assommé. Harry en profita pour arracher l'enveloppe. Harry en profita pour détacher l'enveloppe accrochée à sa patte.
Celle-ci contenait deux lettres. La première de Ron, et l'autre de Hermione. Harry décida de commencer par celle de Hermione. La lettre disait:

Cher Harry,

Tout d'abord, joyeux anniversaire. Je suis très heureuse pour toi, tu as enfin dix-sept ans, ce qui signifie que tu es majeur et j'imagine que tu vas définitivement quitter ton oncle et ta tante. Où vas-tu aller ? Retourneras-tu t'installer au QG de l'Ordre du Phénix ? Je suis impatiente de te revoir au Terrier (et je dois dire que je ne suis pas la seule). J'ai accepté l'invitation de Ron et Ginny et je suis arrivée chez eux il y a deux semaines. Nous sommes tous très occupés par le mariage de Bill et Fleur, bien sûr. Mme. Weasley est encore plus impatiente que tout le monde, elle est sans cesse en train de tout vérifier. Je crois qu'elle veut que tout soit absolument parfait. Elle s'entend beaucoup mieux avec Fleur désormais. Dépêche-toi de venir nous rejoindre, tout le monde n'attend plus que toi.

Amitiés, Hermione

PS : Nous ne t'avons pas envoyé tes cadeaux car ils étaient trop lourds pour Coquecigrue. Tu pourras les ouvrir en arrivant au Terrier. Et je pense que le mien te surprendra.

Harry haussa les sourcils à la lecture de cette phrase. Hermione avait-elle décider de ne pas lui acheter encore un livre cette année ? Si c'était le cas, c'était une excellente nouvelle.
Il lut ensuite la lettre de Ron, dont l'écriture, beaucoup moins droite, ronde et soignée que celle de Hermione, était facilement reconnaissable.

Harry,

Joyeux anniversaire ! Comment vas-tu ? Moi ça va, je suis à la maison avec Hermione et toute la famille. Tes cadeaux t'attendent au Terrier, ils étaient trop lourds pour que Coq arrive à les porter. Alors, tes Moldus te traitent bien ? J'espère que oui, mais à mon avis, ils n'ont pas dut s'arranger depuis la dernière fois que je les ai vus. Enfin, demain, tout sera fini et tu n'auras plus qu'à les oublier. Tu as reçu la lettre du ministère pour le permis de transplanage ? Moi je suis convoqué le 10 Août. J'espère qu'on sera ensemble, j'ai appris que Neville le passera aussi ce jour-là. Tout le monde est très excité à cause du mariage de Bill et Fleur, si tu voyais Maman, on dirait qu'elle va exploser tellement elle est impatiente. Jusqu'à présent, j'ai dut laver à peu près un million de fois la vaisselle en argent que Papa a réussit à dénicher pour l'occasion, réparer les tables avec Bill, et décorer le salon. Tu as dut recevoir le faire-part. Tout le monde viendra (sauf Percy, Maman a fini par abandonner l'idée qu'il puisse un jour nous parler à nouveau), Charlie et les jumeaux bien sûr, Lupin, Tonks, Shacklebolt, et plein d'autres membres de l'Ordre. Je crois que le ministre a proposé à Papa d'envoyer quelques Aurors, au cas où, mais il a refusé, vu que la plupart des invités sont eux-mêmes des Aurors. Ce sera sûrement une belle fête, enfin si les Mangemorts nous laissent tranquilles. N'oublie pas ta robe de soirée, celle que tu avais mis pour le bal de Noël en quatrième année. Moi, je suis bien content que Fred et Georges m'en ai acheté une neuve, au moins je ne serais pas aussi ridicule que la dernière fois ! Rejoins-nous vite et à demain.

ton ami Ron

PS : J'ai proposé à Ginny de t'écrire une lettre, mais elle m'a dit que qu'elle était trop occupée. Tu la verras demain.

«Mais oui, trop occupée, bien sûr, songea Harry. Elle ne voulait pas m'écrire, c'est tout.»
Ginny était la petite sœur de Ron. Elle avait seize ans, et aimait Harry d'un amour passionné, qui le lui rendait bien. Mais à la fin de l'année dernière, il avait décidé de rompre avec elle pour la protéger de Voldemort, ce que Ginny n'avait pas accepté facilement. Elle s'était finalement incliner devant la décision de Harry, mais gardait toujours en elle, enfouie dans son cœur, sa colère et sa peur de le perdre. Rien d'étonnant, donc, qu'elle ai refusé de lui écrire.
Harry soupira tristement. Penser à Ginny était douloureux. D'autant plus qu'ils avaient décidé de se séparer lors de l'enterrement de Dumbledore, et penser à cette rupture le ramenait toujours à revoir dans sa tête les sombres événements qui s'était déroulé la nuit de la mort du professeur, et cela créait en lui un horrible sentiment, entre le chagrin et la colère. Chagrin pour avoir perdu un autre être qui lui était cher. Colère contre celui qui l'avait assassiné, Severus Rogue, ancien professeur de potions à Poudlard. Dumbledore l'avait toujours considéré comme allié, mais Harry, lui, avait tout de suite eut des doutes à son sujet. En première année, il avait même crut que Rogue avait essayé de le tuer en plein match de Quidditch. Cette nuit, ses soupçons avaient été confirmés.
Le réveil marquait minuit vingt. Harry écrivit une rapide réponse à Ron pour lui dire que sa lettre et celle de Hermione était bien arrivé, que, oui, il avait bien reçu une lettre du ministère, et que, lui aussi, il devrait passer son permis de transplanage le 10 Août. La lettre en question était arrivée hier soir, pour le plus grand malheur de l'oncle Vernon qui avait failli avoir une crise cardiaque en voyant le hibou Grand-Duc le toiser de ses gros yeux ronds au regard sévère à travers la vitre de la salle à manger, et se trouvait maintenant soigneusement rangée dans un des tiroirs du bureau de Harry. Il attacha l'enveloppe à la patte d'un Coq encore sonné, lui donna quelques graines, et attendit qu'il vole à nouveau joyeusement dans la pièce pour ouvrir la fenêtre et le laisser sortir. Le minuscule oiseau, pas plus grand que son poing, hulula gaiement et s'engouffra dans la nuit. Harry le regarda s'éloigner, et il ne fallut pas longtemps au petit hibou pour disparaître hors de sa vue.
Harry décida finalement d'aller se coucher, en essayant de ne pas trop penser au lendemain, et finit par s'endormir au alentour d'une heure et demi du matin. La douleur à l'épaule avait disparu sans qu'il s'en rende compte.


Dernière édition par le Sam 1 Juil - 18:07, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Harry Potter et la Princesse Lune   Jeu 1 Juin - 20:45

Chapitre 2 : le goût de la liberté (2ème partie)

Le lendemain, Harry se réveilla en sursaut – ce qui lui arrivait régulièrement depuis qu'il était entré à Poudlard – en entendant sa chouette hululer bruyamment comme pour l'encourager à se lever plus vite. Il était à peine sept heures, mais déjà en bas résonnaient les bruits que faisait la tante Pétunia en préparant le petit déjeuner. Elle était toujours la première à se lever, généralement suivie de près par Harry, qui à force d'être tiré de son sommeil par Dudley ( ce qui, on peut aisément l'imaginer, était passablement douloureux ), avait pris l'habitude de se réveiller avant lui, histoire d'éviter de se faire casser la figure tous les matins par son délicat cousin.
Harry se leva donc, tout en songeant que se serait la dernière matinée qu'il allait passer en compagnie de sa famille, si il était possible de considérer ces gens comme une famille. Il avait tord bien sûr, mais ça il ne le savait pas encore, et d'ailleurs, c'est une autre histoire, que je vous raconterai peut-être une autre fois.
Quand il entra dans la cuisine, la tante Pétunia, comme il l'avait si justement deviné, était en train de préparer le petit-déjeuner de toute la famille. Même celui de Harry, aussi bizarre que cela puisse paraître.
L'accueil qu'elle lui fit, en revanche, n'était pas vraiment semblable à celui qu'elle réservait habituellement à son mari et à son fils.
– Ah, tu es enfin réveillé ? lui assena-t-elle de sa voix aigre et haut perchée. Je me demandais quand tu allais te décider à descendre. Occupe-toi du bacon. Et ne le laisse pas brûler, surtout.
Résistant à la tentation de lui faire remarquer que son adorable fiston était encore au lit, Harry fit ce qu'elle lui demandait sans protester. De toute manière, ça n'aurait servi à rien, il le savait.
Tout en aidant sa tante, il essaya de démarrer une conversation avec elle, afin de l'avertir de son départ. Il choisit la méthode la plus directe.
– Je ne sais pas si je te l'ai déjà dit, mais je vais partir aujourd'hui, pour aller chez Ron – tu sais, mon ami Ron Weasley – passer le reste des vacances. Et je ne penses pas revenir ici l'année prochaine. En fait, je crois que je ne remettrai plus jamais les pieds dans cette maison.
– Et qu'est-ce qui te fait croire que nous allons te laisser vagabonder dans la nature ? dit sa tante, agacée.
– Oh, beaucoup de choses différentes. Par exemple, le fait que je sois majeur aujourd'hui. Tu te souviens de mon anniversaire ? Eh bien c'est aujourd'hui, j'ai dix-sept ans.
– On ne devient majeur qu'à dix-huit ans, Harry Potter, sûrement pas à dix-sept.
– Pour vous, peut-être, mais chez nous les sor…
– Chut ! Ne dis rien, souffla la tante Pétunia en regardant la fenêtre comme si elle s'attendait à voir la voisine d'à côté l'oreille collée contre la vitre. Vernon et moi t'avons déjà répété au moins cent fois de ne pas mentionné ce mot dans cette maison.
Elle inspira une grande bouffée d'air avant de poursuivre.
– Je t'autorise à t'en aller. Mais je ne crois pas que ton oncle acceptera aussi facilement.
– Et pourquoi ?
Elle ne répondit pas. Elle ne pouvait pas répondre que s'il faisait une telle chose, se serait dans le seul but de rendre Harry malheureux. Non ?
Au même moment, le bruit caractéristique des pas de Dudley retentit dans les escaliers. Comme d'habitude, on aurait dit qu'un jeune éléphant descendait les marches quatre à quatre.
– J'ai faim, dit-il en entrant dans la cuisine.
Une expression qu'il employait régulièrement depuis qu'il savait aligner trois mots.
– Tiens mon ange, il y a du bacon si tu veux, et des toasts, répondit sa mère en abandonnant ce ton acide sur lequel elle parlait à Harry.
Quelques instants plus tard, ce fut au tour de l'oncle Vernon de descendre de sa chambre.
– Bonjour chérie, glissa-t-il en étouffant un bâillement. Dudley, ajouta-il en voyant son fils.
Mr. Dursley était légèrement plus poli que son fils, mais tout de même pas assez pour adresser un simple "bonjour" à son neveu.
Lorsque tout ce petit monde fut installé à la petite table, en train de déguster son petit-déjeuner, Harry se leva, ce qui lui arrivait rarement, il était plutôt du genre à éviter de se faire remarquer par son oncle et sa tante. Mais aujourd'hui, il avait dix-sept ans, il était majeur, il se sentait près à tout, et tout particulièrement à dire aux membres de sa "famille" ce qu'il pensait d'eux. Avec toute franchise. Se lever en plein milieu du repas ne lui posait donc pas le moindre problème.
– Bon, commença-t-il sous le regard à la fois étonné et furieux de son oncle. Vous avez sûrement oublier que ce jour est un peu spécial. Du moins, il l'est pour moi. Car aujourd'hui, j'ai dix-sept ans, autrement dit, j'ai atteint la majorité.
– La majorité, on l'atteint à dix-huit ans, pas à dix-sept, coupa l'oncle Vernon.
Harry le regarda dans les yeux. Sans ciller. Un geste qui laissa l'oncle Vernon encore plus furieux, étonné, mais aussi légèrement effrayé, bien qu'il ne l'aurait avouer que sous la menace d'une baguette magique.
– Chez vous. Pas chez… nous, répondit Harry en accentuant sur le «nous» pour qu'il comprenne bien de «qui» il parlait.
Pour ça, l'oncle Vernon n'avait aucun problème. Un "nous" sortant de la bouche de Harry ne pouvait vouloir dire qu'une chose. Même si la chose en question pouvait porter plusieurs noms. Ceux qu'il utilisait, lui, le plus couramment étaient «cinglés», «malades», «tarés», et autres noms tout aussi avantageux.
– C'est ridicule, souffla-t-il. Mais après tout, j'en ai plus qu'assez de te voir traîner le soir dans les rues, de devoir te nourrir, de supporter les questions et les reproches des voisins… J'en ai assez. Alors, si tu veux t'en aller, vas-y. Mais je te préviens, si jamais je te revois dans les parages, je m'occuperai de ton cas personnellement, mon garçon, tu peux le croire. Je t'autorise à manger ton dernier repas ici, mais ensuite, tu dégages.
– Je vais pouvoir récupéré ma chambre ? demanda Dudley, avide de retrouver l'endroit où c'était entassé jadis les montagnes de jouets qu'il récoltait chaque année.
– Mais bien sûr, mon Dudlinouchet d'amour, répondit sa mère. Tu pourras la récupérer, on fera en sorte qu'elle soit aussi belle et propre que quand tu y étais, toi, ajouta-t-elle en toisant Harry comme s'il avait été une vieille limace visqueuse et répugnante.
Le repas se termina dans le silence. Quand il eut fini de manger son toast tartiné, Harry se leva, et monta chercher ses valises dans son ex-chambre. Après avoir contemplé une dernière fois la plus petite chambre de la maison, la pièce où il avait dormi pendant sept étés, où il c'était senti à l'abri malgré tous ses différents avec la seule famille qui lui restait, où il avait fait la connaissance de Dobby, l'elfe de maison, et qu'il était finalement parvenu à aimer… Il lui fit ses derniers adieux, et redescendit, portant dans un de ses bras la cage d'Hedwidge, tirant et traînant de l'autre sa lourde valise, qui contenait toutes ses affaires. Les livres de classe accumulés au cours des années, ses vêtements, ses objets personnels tels que les cadeaux de ses amis, ses lettres, ses photos, ses amours, ses secrets, ses souvenirs… Tout était rangé la dedans, dans cette vieille valise qui avait connu Poudlard, elle aussi, comme lui, comme Ron, Hermione, Ginny, et tous les autres…
Il fit ses derniers adieux à sa «famille», et se détourna à jamais du 4, Privet Drive, son foyer malgré tout ce qu'il avait dut y enduré, pour entrer dans le monde réel, le sien, son monde. Il avait complètement oublié son maux de ventre d'hier, son bonheur nouveau prenait toute la place. La vie s'ouvrait enfin à lui, pas aussi magnifique et resplendissante qu'il l'aurait souhaité, mais là tout de même. Il était enfin libre.
Adieu maison. Bonjour majorité.
Adieu prison. Bonjour liberté !
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MessageSujet: Re: Harry Potter et la Princesse Lune   Ven 23 Juin - 20:33

Chapitre 3 : Retrouvailles (1ère partie)

Harry avait prévu de prendre le Magicobus pour aller au Terrier, étant donner qu'il n'avait pas encore passé son permis de transplanage. Bien sûr, il aurait préféré y aller en balai, mais avec tous ces Détraqueurs qui polluaient le ciel de leur présence empoisonnée… Non, ce n'aurait pas été prudent.
Il marcha dans la rue jusqu'à un petit coin sombre entre deux maison, une petite allée obscure qui reliait Magnolia Crescent à Wisteria Walk. Avec un pincement au cœur, il se rappela de sa première rencontre avec Sirius, son parrain. Cela c'était passé ici même, dans cette ruelle. À l'époque, Sirius venait de s'échapper d'Askaban, la prison des sorciers, et pour se cacher des sorciers qui le poursuivait, il devait se transformer en chien errant. C'était sous cette forme que Harry l'avait vu pour la première fois, sans se douter une seule seconde qui était en réalité cet énorme chien noir qui lui avait fait si peur ce jour-là. D'ailleurs, il ne savait même pas qu'il avait un parrain à cette époque. Ce n'est que vers la fin de leur troisième année que Ron, Hermione et lui avaient appris qu'il était un animagus, comme le professeur MacGonagall, capable donc de se transformer en un animal, dans son cas un chien.
Sirius, lui, l'avait tout de suite reconnu. Étant un proche ami de son père, il avait toute suite remarqué la ressemblance frappante entre Harry et James Potter, son meilleur ami. Harry était une copie presque conforme de son père. Mêmes cheveux noirs et en bataille, mêmes lunettes rondes, même corps mince, même taille au même âge… Oui, il lui ressemblait vraiment beaucoup. Sauf les yeux. Il avait hérité des merveilleux yeux verts émeraude de sa mère. Tous ceux qui avaient connu James et Lily le lui répétaient. À tel point que Harry finissait par en avoir assez.
Harry s'engagea dans la ruelle, et attendit d'être sûr que personne ne le regardait, avant d'appeler le Magicobus en faisant sortir des étincelles violettes de sa baguette magique. Il espérait que le bus des sorciers se dépêcherait de venir, il n'avait pas envie de louper le début du mariage.
Mais le Magicobus ne venait pas. C'était bizarre, d'habitude il fallait attendre entre une et dix minutes, selon la distance qui le séparait de vous, avant de le voir arriver. Mais cela faisait maintenant plus d'un quart d'heure qu'il attendait, et le bus violet ne venait toujours pas. Et cela avait de quoi l'inquiéter.
Finalement, après avoir patienter une demi-heure, Harry décida de transplaner. Il n'aimait guère cette impression de se tortiller dans un tuyau de caoutchouc, cette sensation d'étouffement, et en plus il n'avait pas son permis, mais il savait le faire, il l'avait déjà fait. Et il valait mieux transplaner que traverser tout le pays en balai magique. Aussi, surmontant sa répulsion, Harry se laissa envahir par l'affreuse et étrange sensation, et se retrouva soudain devant le Terrier, la maison des Weasley, la maison de son meilleur ami, l'un des endroits qu'il aimait le plus au monde. Il ne la vit qu'un court instant ; la seconde suivante, un long voile blanc s'abattit devant ses yeux, et il ne vit plus rien.


Il régnait une grande agitation dans la cour du Terrier. Des gens courraient dans tous les sens, vérifiant le nombre de verres, lissant la nappe, trépignant d'impatience dans l'attente de l'heure tant attendue. Tout ce petit monde était tellement agité que personne ne remarqua que Harry venait soudain d'apparaître au beau milieu de la table que quelqu'un avait dresser dans le jardin. Heureusement, rien n'était encore posé dessus, ce qui évita la catastrophe qui n'aurait pas manqué de se produire si elle avait été pleine de victuailles. Molly Weasley finit par se rendre compte de la présence de Harry, et aida ce dernier à se dépêtrer de la nappe blanche qui avait glisser sur lui, lui obscurcissant momentanément la vue.
– Harry ! s'exclama-t-elle en le serrant dans ses bras. Enfin ! Nous commencions à nous demander si tu allais réussir à transplaner. Oh, bien sûr, je sais que tu en ai capable, tu l'as déjà fait le soir où… Mais bon quand même, j'avais peur que tu te sois, enfin tu vois… désartibulé, dit-elle à toute vitesse en prononçant le dernier mot avec dans la voix un profond dégoût.
– Moi aussi je suis content de vous voir, Mme. Weasley, répondit Harry qui essayait toujours tant bien que mal de se débarrasser de la nappe. Le bus n'arrivait pas. J'ai du transplaner, sinon je serais arrivé en retard… Mais comment saviez-vous que j'allais transplaner ?
Mme. Weasley soupira tristement.
– Le Magicobus a été arrêter par des Mangemorts hier soir. Ron t'a envoyé Coq pour te prévenir, mais visiblement, tu es parti trop tôt.
– Ils s'en sont pris au Magicobus ? s'étonna Harry. Mais pourquoi ?
– Ils veulent couper du monde tous ceux qui ne savent pas transplaner, expliqua Mme. Weasley. Particulièrement les sorciers de premier cycle, de l'avis d'Arthur. Et bien sûr, ceux qui ne savent pas transplaner.
Arthur Weasley était le père de Ron, et travaillait au ministère de la Magie, en tant que directeur du Bureau de détection et de confiscation des faux sortilèges de défenses et objets de protection, au Département de la justice Magique.
– Pourquoi ont-ils voulu faire ça ?
– On pense que c'est pour toi, mais vu que tu vas passer ton permis de transplanage le 10 Août, et qu'en plus tu sais déjà le faire, même sans permis, ça ne sert pas à grand-chose… En plus, s'ils avaient voulu te kidnapper, ils auraient put venir simplement quand tu a appelé le bus, non ? On ne sait pas vraiment ce que ça va leur apporter, en réalité. Peut-être qu'ils voudront l'utiliser pour se déplacer plus facilement ? Après tout, ce bus est magique, c'est un moyen de transport très pratique.
– Oui, murmura Harry en songeant au jour où il s'était enfui de chez les Dursley. C'est très pratique…
Cet attaque le laissait quand même un peu perplexe : pourquoi Voldemort voudrait-il attaquer les élèves de premier cycle ? Il devait avoir une très bonne – ou très mauvaise – raison.
Il fit bien vite disparaître cette sinistre pensée de son esprit, lorsqu'il aperçut au travers de la vitre du salon cette petite tête rousse qu'il aurait reconnu entre toutes. Mais à peine l'avait-il remarqué qu'elle disparut de la fenêtre. Et Harry se rappela encore de la décision qu'il avait pris en Juin, et comment Ginny en avait été affectée. Ce souvenir fit retomber sa joie de la retrouver, et il songea que s'il avait été à la place de Ginny, il aurait agit de la même façon.
Ginny, cependant, qu'elle l'ai voulu ou pas, avait du lancer l'alerte de son arrivée, car il vit soudain sortir de la maison une jeune fille aux longs cheveux bruns ébouriffés qui lui tombaient sur les épaules, suivie d'un grand garçon efflanqué aux cheveux roux et au visage constellé de taches de rousseur. C'était Ron et Hermione, ses meilleurs amis.
Hermione se jeta dans ses bras.
– Oh ! Harry, je suis tellement contente de te revoir ! Si tu savais comme nous étions impatients…
– Allez Hermione, laisse-lui le temps de souffler un peu, dit Ron en souriant. Comment ça va Harry ?
Il lui donna une tape amicale à l'épaule.
– Alors, comment ça s'est passé avec ton oncle et ta tante ? demanda Hermione.
– Ils étaient contents de se débarrasser de toi, je parie, avança Ron.
– Surtout Dudley, acquiesça Harry. Il était content de récupérer sa chambre. Et les deux autres aussi était aussi heureux de me voir partir. Je leur causait trop d'ennuis avec leurs voisins, alors…
– Alors, tu as transplaner, encore ? demanda Ron, avide.
– J'ai bien été obligé, le Magicobus n'arrivait pas…
Tout en parlant, les trois amis se dirigèrent vers la maison. Ils s'installèrent dans le salon, pour pouvoir discuter plus à l'aise. Mais c'était sans compter la mère de Ron qui était de plus en plus excitée à l'approche du mariage.
– Vous trois, venez nous aidez à tout préparer, ordonna-t-elle.
– Molly ! cria une voix au dehors. Comment est-ce que…
Mme. Weasley quitta aussitôt le salon.
– Elle va revenir dans cinq minutes, faites moi confiance, assura Ron, maussade.
– Oh Ron, je t'en pris ! s'exclama Hermione. Ne commence pas à ronchonner, s'il te plaît. Tu peux bien aider à la préparation du mariage de Bill, quand même ! Je te rappelle qu'il s'agit de ton frère.
– Je ne ronchonne pas, protesta Ron. Je…
– Où est-il, d'ailleurs, Bill ? coupa Harry.
Il savait par expérience que les disputes entre ses deux meilleurs amis étaient fréquentes et qu'il valait mieux ne pas laisser monter le ton, à moins de tenir absolument à subir leurs colères et leurs airs mélancoliques jusqu'à ce qu'ils se réconcilient.
– Il se prépare, ricana Ron. Il va mettre une belle robe de soirée, pour plaire à Fleur…
– J'ai vu la robe de mariée de Fleur, ajouta Hermione, l'air rêveuse. Elle est absolument magnifique, une vraie robe de princesse…
Elle regarda Harry droit dans les yeux, et dit d'une voix redevenue grave et sérieuse :
– Ginny l'a vu en même tant que moi.
Harry comprit aussitôt où elle voulait en venir.
Pour une fois, Ron semblait avoir deviner les pensées de Hermione lui aussi. Cependant, le fait de montrer à cet instant un peu plus de clairvoyance qu'à l'ordinaire n'affectait en rien son manque de tact :
– Tu sais Harry, il faudrait vraiment que tu ailles la voir, dit-il, plus direct que son amie. Elle est maussade depuis que nous sommes rentrés à la maison. Elle mange à peine, s'enferme dans sa chambre, ne parle à personne…
– Elle est vraiment malheureuse, continua Hermione, abandonnant ses sous-entendus. Tu lui manques, énormément.
Harry ne répondit rien. Quand Ginny comprendrait-elle que s'il faisait ce sacrifice, c'était pour la protéger ? Il se tourna vers la fenêtre et poussa un long soupir.
– Je ne peux pas rester avec elle, murmura-t-il. C'est trop dangereux, je ne veux pas qu'il lui arrive malheur par ma faute.
– Harry, écoute-moi, ordonna alors Hermione en se levant.
Elle l'obligea à se retourner pour la regarder droit dans les yeux.
– Voldemort sait, Harry, dit-elle, le ton dur, sans prêter attention à la grimace de Ron, qui redoutait le nom du mage noir comme la formule d'un maléfice. Il sait tout, grâce à Malefoy, ou Rogue, ou un autre de ses espions, je ne sais pas, peu importe, l'important, c'est qu'il le sait. C'est trop tard maintenant, et s'il se met à la chercher, soit certain qu'il finira par la trouver, et rien, ni personne, ne pourra l'empêcher de la tuer… ou pire, de l'enlever, pour te faire du chantage. S'il menace de tuer Ginny, et qu'il te propose de te laisser tuer à sa place et de l'épargner, que choisiras-tu ?
– Je le laisserais me tuer, répondit Harry sans hésitation. Mais elle, elle ne serait pas d'accord, et justement, c'est ça qui me…
– Elle aurait raison, Harry, coupa sèchement Hermione. Je sais bien que c'est horrible de dire ça, mais tu comptes beaucoup plus qu'elle. Tu as entendu la prophétie. Sans toi, ce sera la fin du monde. Et puis, tu ne t'es jamais dit qu'elle pouvait ressentir la même chose que toi ? Tu crois que si elle te voyait mourir, ça ne la ferait pas souffrir autant que toi ? Tu es égoïste de penser simplement à ta propre peine si elle mourrait, et de ne pas songer à la sienne. Tu ne penses qu'à toi, pas à elle, tu as l'impression de la protéger, mais en fait c'est toi-même que tu protèges. Tu fais tout pour éviter de souffrir, tu la fait souffrir à ta place, et après tu t'étonnes de sa réaction !
Hermione avait les joues rougies par la colère. Jamais Harry ne l'avait entendue lui parler ainsi. Ron se leva à son tour, et posa une main sur l'épaule de son amie pour essayer de la calmer. C'était bien la première fois qu'il se retrouvait en position de médiateur, Harry et Hermione s'étaient rarement disputés, et même quand ça arrivait, c'était parce que Harry prenait le parti de Ron quand lui et Hermione n'étaient pas d'accord.
Quoi qu'il en soit, sa main apaisa Hermione qui respira un grand coup avant de reprendre :
– Je suis désolée de m'être laissée emporter, Harry, s'excusa-t-elle. Mais ça… Je veux dire, elle est tellement triste…Il faut que tu fasses quelque chose. Elle veut venir avec toi pour détruire les… les Horcruxes, chuchota-t-elle en vérifiant que personne ne pouvait les entendre.
– Je t'ai dit qu'elle était en danger avec nous…
– C'est là où tu te trompes Harry. Je t'ai dit que Voldemort savait pour vous deux. Et que s'il décidait de la tuer, personne ne l'arrêterait. Parce que personne n'a le pouvoir de le faire. Personne, sauf toi, Harry. Où sera-t-elle plus en sécurité qu'avec toi ?
– Mais Voldemort me cherche…
– Il pourrait aussi chercher Ginny chez elle pour t'atteindre indirectement. Et dans ce cas, il vaut mieux qu'elle soit avec toi, seul toi peut la protéger.
– Je…
Harry hésitait encore, mais la tentation était forte, et les arguments de Hermione si persuasifs et intelligents… Des arguments fondés sur la raison et le bon sens. Typique de Hermione. C'était vrai après tout, lui seul était en mesure de protéger Ginny… Non, non. S'il devait parler avec Ginny, c'était uniquement de faire la paix, et peut-être de se remettre avec elle pour quand il serait là, mais en aucun cas qu'elle parte avec lui et les deux autres.
– Bon, d'accord, tu as gagné, finit-il par lâcher à regrets. Je vais essayer d'aller lui parler. Mais je ne te promets rien. J'espère plutôt la convaincre de suivre ce que je veux, moi.
– Merci pour elle, Harry, sourit Hermione.
– Oui, merci, dit soudain une voix que Harry ne connaissait que trop bien.
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MessageSujet: Re: Harry Potter et la Princesse Lune   Ven 7 Juil - 20:45

Chapitre 3 : Retrouvailles (2ème partie)

Lorsque Ginny avait vu Harry apparaître tout à coup sur la table, elle n'avait pas esquisser un geste pour venir le rejoindre. Elle savait pertinemment qu'il ferait tout pour l'éviter. Et elle savait pourquoi. Pour une raison qui la mettait dans une rage et une tristesse indescriptibles.
Ginny n'était pas de cette sorte de fille qui rêve au prince charmant toutes les nuits, adoratrice de vieux contes pour enfants, et qui ne souhaiterait rien de mieux que d'être une Belle aux bois dormants, une Blanche-Neige ou une Cendrillon. Non, Ginny savait se débrouiller seule, et elle n'avait nullement besoin de prince charmant pour se débarrasser de ses ennemis, de la plus petite araignée jusqu'au dangereux Mangemort. Elle aimait Harry, bien sûr. Mais elle ne lui demanderait jamais de la protéger, elle était trop fière et indépendante pour ça, surtout si «protection» devait rimer avec «séparation». Elle aurait largement préférer protéger, elle, plutôt qu'être protégée. On aurait put dire que son caractère était celui d'un «garçon-manqué», mais en fait, ce n'était pas exactement ça.
Ginny était aussi une adolescente, et comme toutes les adolescentes, elle avait ce côté «romantique moderne» qui créé les conflits amoureux à cet âge. Un côté «quand tu n'es pas d'accord avec moi, mais que je sais que tu as raison, je te fais la gueule» – le fameux jeu du «je t'aime, moi non plus». Les filles sont comme ça. Jalouses, méfiantes, et peut-être aussi un peu plus subtiles que les garçons, plus difficiles à comprendre. Tandis que les garçons sont vulgaires, prétentieux, mais beaucoup plus câlins et gentils. Avec eux, tout est noir ou blanc.
Elle était assise dans le salon, près de la fenêtre, avec Ron et Hermione, et n'écoutait qu'à moitié leur conversation – ils semblaient se disputer sur le Quidditch. En la voyant se lever brusquement et monter à toute vitesse dans sa chambre, ils jetèrent un coup d'œil par la fenêtre, et sortirent saluer Harry, pendant qu'elle s'éloignait de lui le plus possible. Elle refusait de le voir. Il lui semblait que si elle s'approchait trop de lui, elle se jetterait sur lui pour l'embrasser. Or, elle voulait le faire souffrir. Souffrir de son absence. Elle voulait qu'il ai mal, comme elle avait mal, elle voulait qu'il pense qu'elle ne l'aimait plus et elle espérait que ça le rendrait aussi malheureux qu'elle-même l'était depuis cette stupide décision qu'il avait prise en Juin. Elle savait qu'il l'aimait toujours, et que son comportement le mettait au supplice. Et elle même était au supplice. Elle aurait adoré l'embrasser, encore et encore, de toute sa force, de tout son être. Mais son orgueil l'en empêchait, lui interdisait de céder la première. Et pour ne pas céder, il fallait qu'elle se tienne loin de lui. Elle était réputée pour être têtue, et devait donc se comporter comme telle.
Voilà les tristes pensées de Ginny alors qu'elle regardait, par la fenêtre de sa chambre, Hermione sauter au cou de celui qu'elle aimait. Elle serra les poings. Hermione n'aimait pas Harry comme elle. Pourquoi alors était-ce elle qui avait le droit de lui sauter au cou ? Ah ! que n'aurait-elle pas donné pour être à sa place ! Elle aurait tout donné, jusqu'à ses frères, pour pouvoir le serrer dans ses bras, et l'embrasser enfin après tout ce temps… Embrasser. Le mot revenait, comme une musique détestée que votre petit frère vous a mis dans la tête et dont on arrive pas à se débarrasser, jusqu'à l'avoir écouter une nouvelle fois… C'était une obsession, il fallait qu'elle l'embrasse, elle allait s'évanouir si elle ne le faisait pas maintenant…
Harry disparut de son champs de vision et l'obsession se calma. Mais elle était toujours là, enfouie au plus profond de son être, et elle n'arrivait pas à s'en débarrasser. Elle se mit à tourner en rond dans sa chambre, comme une tigresse dans sa cage. Mais à la différence de ce fauve, la porte de sa prison n'était pas fermée à clef. Elle pouvait sortir à tout moment, c'était à elle de décider, mais elle se l'interdisait.
Elle regarda l'ouverture avec appréhension. Et si d'un coup, elle cédait, elle se précipitait en bas ? Il aurait mieux valu qu'elle ferme à double-tour cette porte et jette la clef par la fenêtre, avant de faire une bêtise. En tremblant, elle s'approcha du panneau en bois, elle ramassa la clef au passage, et tenta de la rentrer dans la serrure… Il ne lui restait plus qu'à tourner la clef.
«… Vas-y ma fille, tu y es presque, continue…»
Brusquement, elle n'en puis plus. Elle ouvrit la porte à la volée, et descendit à toute vitesse, mais le plus silencieusement du monde, les marches de l'escalier. Elle se dirigea vers le salon, d'où provenait la voix furieuse de Hermione. Ginny ne comprenait pas ce qu'elle disait, mais il lui semblait que son amie parlait d'elle à Harry. Elle s'approcha pour espionner leur conversation.
– Tu ne penses qu'à toi, pas à elle, disait Hermione, tu as l'impression de la protéger, mais en fait, c'est toi-même que tu protèges. Tu fais tout pour éviter de souffrir, tu la fait souffrir à ta place, et après, tu t'étonnes de sa réaction !
Ginny risqua un coup d'œil à l'intérieur de la pièce. Harry était debout, dos à la fenêtre et face à Hermione, dont l'expression de fureur était frappante. Ron se leva et posa une main sur son épaule, ce qui sembla la calmer.
– Je suis désolée de m'être laissée emporter, Harry, continua Hermione, plus doucement. Mais ça… Je veux dire, elle est tellement triste… Il faut que tu fasses quelque chose.
Elle jeta un regard circulaire à la pièce, et Ginny dut s'aplatir contre le mur pour éviter de se faire repérer. Elle ne put entendre la phrase chuchotée de Hermione.
La discussion continua, Hermione tentait de convaincre Harry d'aller lui parler, mais ce dernier était vraiment obstiné. Ginny assistait à l'échange, le cœur battant. Une moitié d'elle-même avait envie que Harry cède à Hermione, l'autre, la partie orgueilleuse et rancunière, ce côté «romantique moderne», refusait de lui pardonner. Au moment où elle entendit Harry dire qu'il allait essayer de lui parler, elle ne savait toujours pas ce qu'elle devait faire. Mais quand Hermione lui répondit «Merci pour elle, Harry», elle avait pris sa décision.
Elle entra silencieusement dans le salon, et dit :
– Oui, merci.


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MessageSujet: Re: Harry Potter et la Princesse Lune   Sam 8 Juil - 0:11

Chapitre 3 : Retrouvailles (3ème partie)

Quand Harry vit Ginny entrer dans la pièce, et venir se placer, là, debout devant lui, à quelques centimètres, il eut du mal à se retenir de se jeter sur elle. Et apparemment, Ginny aussi se retenait à grand-peine.
– Alors, tu vas accepter que je vienne avec toi ? demanda-t-elle.
– Non, répondit Harry.
En voyant Ginny qui commençait déjà à se gonfler d'indignation et de colère, il ajouta très vite :
– Ce n'est pas ce que tu crois… Écoute, si tu avais notre âge, je t'emmènerais, mais il te reste encore deux ans à passer à Poudlard. Et puis, je veux bien… qu'on se remette ensemble. Mais je ne veux pas que tu viennes avec nous. Je suis sûr que tu nous aiderais beaucoup, mais tu dois finir au moins cette année.
– Mais je ne suis pas une enfant !
– Si. Tu as juste seize ans, Ginny !
– Vous n'avez qu'un an de plus.
– Mais nous avons beaucoup plus d'expérience que toi.
– Je confirme, grâce à Harry on s'y est mit à onze ans ! essaya de plaisanter Ron.
– Douze, grinça Hermione.
– Écoute, Ginny, ce qu'il faut que tu saches, c'est que je n'accepterai jamais que tu viennes avec nous.
– Alors je ne t'adresserais plus la parole.
– Écoute, je veux que tu comprennes que je fais ça pour ton bien. Tu cours moins de risques en n'étant pas avec moi.
Il s'approcha d'elle, et lui pris doucement l'épaule.
– Fais-moi confiance. Je t'aime et je ne veux que ton bien.
Ginny resta un moment immobile. Elle résista une seconde, seulement. Et puis, s'en fut trop, et elle céda.
– Oh, Harry, si tu savais comme tu m'as manqué !
Elle se jeta dans ses bras.
Hermione sourit. Le temps semblait s'être arrêter.
Si Hermione était plutôt romantique, comme la majorité des filles, Ron, lui, avait le goût de l'action, et un moment qui s'éternise ne lui plaisait pas outre mesure.
– Tu n'as pas oublier quelque chose, Harry ? demanda-t-il, comme pour rompre le charme.
– Je ne crois pas, répondit Harry, l'air indécis, en lâchant Ginny.
– Tes cadeaux !
– Mais oui, c'est vrai, ça ! s'exclama Hermione. Comment est-ce qu'on a put oublier…
– Ils sont dans la salle à manger, viens, dit Ron.
Harry suivit Ron jusqu'à ladite salle à manger, et découvrit deux cadeaux posés contre la table. Il choisit de commencer par ouvrir le plus gros, celui qui portait l'étiquette «Bon anniversaire, de la part de Ron». Il contenait un paquet plein des friandises préférées de Harry, ainsi que quelques pétards et autres farces et attrapes du magasin de Fred et Georges, les frères de Ron et Ginny.
– Les farces et attrapes sont de la part des jumeaux, dit Ron. Ils m'ont demandé de te les donner. Ils sont très occupés, tu sais. Leur magasin marche très bien. Je crois qu'ils ont préparé une petite surprise pour le mariage... Façon Fred et Georges.
– Ouais, je vois le genre. Merci beaucoup Ron.
Harry pris le deuxième paquet, celui de Hermione.
– Alors Hermione, plaisanta-t-il, ton cadeau surprenant, c'est un livre chanteur?
Ce n'était pas un livre chanteur. Chose étonnante, ce n'était même pas un livre.
– Qu'est-ce que c'est ? demanda Harry en soulevant une petite chaîne d'argent au pendentif d'un vert translucide.
– C'est un cristal de vision. Il en vendent de toutes les couleurs dans cette boutique en Bulgarie. Je l'ai choisi vert parce que je me suis dit que ça irait bien avec tes yeux.
– D'accord, mais à quoi ça sert ?
– Cela te permettra de retrouver une personne que tu cherches. Pour ça il te suffira juste de prononcer le nom de cette personne en regardant le cristal. Mais attention, réfléchit bien au nom de la personne que tu vas enregistrer, parce qu'après tu ne peux plus l'effacer. Pour retrouver cette personne, il te suffira de regarder le cristal et de dire: «je veux voir...» untel. C'est très rare, alors fais-y attention.
– C'est pratique ton truc. Merci Hermione, dit Harry. Au fait, ajouta-t-il, je croyais que tu avais passé toutes les vacances avec Ron et Ginny ?
– Pas toutes les vacances en fait, répondit Hermione, l'air gêné. En fait, Victor m'avait invitée lui aussi. J'ai passé les deux premières semaines avec lui.
Harry jeta un coup d'oeil à Ron. Il paraissait mécontent que Hermione ai passé deux semaines entières avec Victor Krum, le joueur de Quidditch bulgare international avec qui Hermione sortait depuis déjà trois ans.
– Je devais rester tout le mois, mais j'étais trop triste, je n'arrêtais pas de penser à vous trois. Et puis… je n'aime plus autant Victor. C'est un bon ami à présent. Je n'arrive plus à le voir sous le même jour que lorsque nous étions en quatrième année. Mais lui... Enfin, quand je lui ai dit qu'il n'était plus qu'un ami... Ça l'a mis dans une colère épouvantable! Il s'est mis à me dire un tas de choses horribles. Alors je suis partie. Il ne m'a pas écrit depuis.
Elle paraissait triste que Victor soit aussi furieux contre elle. Au contraire de Ron qui ne pouvait s'empêcher de sourire.
– Je te l'avais bien dit, qu'il était dangereux...
Hermione lui jeta un regard noir, mais préféra ne pas répondre.
– Heu... Harry, commença Ginny, J'ai laissé ton cadeau dans ma chambre, tu pourrais venir le chercher…
– D'accord, je viens.
Ils sortirent de la salle à manger et montèrent dans la chambre de Ginny. Après avoir soigneusement fermé la porte à clé, Ginny se retourna vers Harry.
– Alors, qu'est-ce que tu veux me montrer ? demanda celui-ci.
– Ça !
Elle se jeta sur lui pour l'embrasser fougueusement. Lorsqu'ils relâchèrent enfin leur étreinte, Ginny le regarda droit dans les yeux :
– Ça faisait un bout de temps que je rêvais de faire ça, murmura-t-elle.
– C'est pour ça que tu m'as fait monter ?
– En partie, oui. Mais j'ai aussi mon cadeau. Il est là, sur le bureau.
Harry regarda le petit paquet.
– Qu'est-ce qu'il y a là-dedans ?
– Ouvre et tu verras.
Harry déchira le papier et découvrit un flacon contenant un liquide ambrée.
– Qu'est-ce que...
– C'est mon parfum, coupa Ginny. Tu me disait toujours que je sentais la fleur avant, à Poudlard, et que tu adorais mon odeur. Avec un sortilège j'ai réussi à la capturer. Comme ça, si tu… Enfin, si tu es loin de moi, et que je te manques, tu pourras toujours respirer ça... Ça te plaît ?
Harry la regarda tendrement. À cet instant, ils n'avaient pas besoin de mots pour se comprendre.
– Tu sais, continua-t-elle, incertaine, je n'étais pas sûre de vouloir te le donner. Je t'en voulais tellement, et j'étais sûre que toi aussi tu m'en voulais, et…
– Tais-toi, chuchota Harry.
Et il l'embrassa.
Quand ils redescendirent dans la salle à manger, Ron et Hermione semblaient être en grande conversation au sujet de Victor Krum.
– De toute façon, tu détestes Victor depuis qu'il m'a invitée au bal en quatrième année ! criait Hermione.
– Je ne le déteste pas, je trouve juste qu'il est un peu vieux pour toi...
– N'importe quoi ! Et d'ailleurs, ça ne te regarde absolument pas ! Tu n'as pas à me dire ce que je dois faire ! C'est ma vie et si ça ne te plaît pas c'est pareil ! De toute façon, je l'ai laissé tomber, voilà, tu es content maintenant ?
Ron avait l'air content en effet. En voyant le sourire qu'il s'efforçait de cacher, Hermione émit un grondement de chat furieux, et sortit à grand pas dans le jardin.
– Lequel d'entre vous à commencé à parler de Victor Krum ? demanda Ginny en ayant l'air de connaître déjà la réponse.
– Eh bien, commença Ron, gêné, j'ai peut-être… enfin je veux dire…
Il sembla se ratatiner sur place en voyant le regard que lui lançait sa soeur. En la regardant, Harry trouva qu'elle ressemblait de manière frappante à sa mère et il comprit pourquoi Ron avait l'air tellement mal à l'aise.
– Bon d'accord, c'est moi qui ai commencé, fit ce dernier. Mais je ne pensais pas que ça l'énerverai à ce point !
– Ne commence pas à mentir, Ronald Weasley, ça te va très mal ! Tu sais parfaitement que dès que toi et Hermione abordez ce sujet, vous finissez toujours par vous disputer !
– Quand même, elle a beaucoup crié pour un gars qu'elle considère comme un ami.
L'expression de Ginny changea d'un seul coup. Toutes traces de fureur avaient disparu de son visage, laissant la place à une sinistre inquiétude.
– Je crois qu'elle a été très affectée par cette colère dont elle a parlée. D'après ce qu'elle m'a dit, ça ne ressemble pas du tout à Krum.
– Elle t'a parler ? Je croyais que tu ne voulais voir et parler avec personne, s'étonna Ron.
– En fait, elle est venue me voir pour qu'on discute de ce qui me mettait dans cette état. Elle le faisait souvent. Mais un jour, un peu après son arrivée, elle avait l'air aussi triste que moi… Alors je lui ai demandé ce qui n'allait pas, et elle a finit par m'avouer que c'était à cause de Krum, et de ses réactions bizarres.
– Tu penses que… qu'il pourrait avoir été ensorcelé ?
– Je ne sais pas, mais par les temps qui courent, on est jamais trop prudent. C'est une de tes proches, Harry. Tu-Sais-Qui aurait très bien pu essayer de t'atteindre au travers d'elle. Et je penses qu'elle aussi a songé à cette possibilité. C'est pour ça qu'elle réagit de cette façon. Mais ça ne t'excuse pas Ron, tu n'avais pas à lui parler de Krum !
En guise de réponse, Ron grogna un " je ne recommencerais plus... ", l'air peu convaincu. Au même moment, la tête de Mme Weasley réapparut dans l'encadrement de la porte qui donnait sur le jardin.
– Ah, vous êtes là ! s'exclama-t-elle. Je vous ai cherché partout. Ron, tu n'as pas honte de ne pas aider à la préparation du mariage de ton frère ? Alors que Hermione, qui n'est même pas de la famille, s'est proposée pour m'aider ! Et…
Elle venait de remarquer Ginny.
– Oh, je vois que tu as fini par descendre de ton perchoir, toi, l'apostropha-t-elle. C'est parfait, tu vas aider toi aussi. Harry, toi, je ne te force pas, tu es un invité…
– Je vais aider moi aussi, répondit Harry.
– Très bien, dans ce cas. Ron, Ginny, allez aidez Tonks à installer la table. Harry, tu peux aller éplucher les pommes de terre avec Hermione, s'il te plaît ? À vous deux, et maintenant que vous pouvez utiliser la magie en dehors de l'école, ça devrait être rapide…
Harry se dirigea vers la cuisine, tandis que Ron et Ginny s'éloignaient dans le jardin, et trouva Hermione submergée par une montagne de patates.
– Un coup de main ? demanda Harry en souriant.
– Volontiers. Je n'ai jamais été très douée pour la cuisine. Mais bon, avec la magie, c'est plus facile.
Ils commencèrent à éplucher l'énorme tas de pommes de terre en parlant de tout ce que Hermione et Ron – mais pas Ginny, qui ne voulait jamais se joindre à eux, préférant rester seule dans sa chambre – avaient fait pendant les vacances — Harry n'avait pas grand-chose à raconter, son oncle et sa tante ne s'étaient pas améliorés depuis l'année dernière. Vint un moment où Hermione n'eut plus rien à dire sur les deux semaines qu'elle avait passé au Terrier. Au moment où Harry s'apprêtait à lui parler de Krum, elle changea de sujet :
– Ça n'a pas été trop dur... tes vacances ? J'imagine que tu as du beaucoup songer à... tout ce qui c'est passé à la fin de l'année.
– J'ai essayé de ne pas trop y penser, en fait, murmura Harry.
– Je comprends, dit aussitôt Hermione. Moi aussi, j'aurais voulu oublier si c'est à moi que c'était arrivé. D'ailleurs, moi aussi, ça me travaille cette histoire... J'ai peur pour mes parents. Et pour vous aussi. C'est ce qui m'a poussée à revenir ici quand j'étais avec Victor.
– Qu'est-ce que tu penses de sa réaction ? demanda Harry, profitant de ce qu'elle abordait le sujet.
– Je ne sais pas… Ça ne lui ressemble pas de se mettre dans un tel état. D'habitude, même quand quelque chose l'énerve, il reste patient et ne se met jamais en colère. Mais là, c'est bizarre...
– Hermione, lui dit Harry en la regardant droit dans les yeux, Ginny nous a dit que tu pensais que Krum avait été ensorcelé par Voldemort ou un de ses partisans.
Hermione resta silencieuse. Harry décida de ne pas insister et ils finirent d'éplucher les patates en silence.


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MessageSujet: Re: Harry Potter et la Princesse Lune   Ven 25 Aoû - 20:09

Chapitre 4 : Noces, permis et sombre mystère (1ère partie)

Harry et Hermione avaient enfin finit et, après avoir rapidement mangé, ils devaient maintenant aller se préparer avec Ron et Ginny pour le mariage. La cérémonie se tiendrait au coucher du soleil. Pour une fois, le soleil était au rendez-vous et la journée était magnifique. Ron et Harry s'installèrent dans la chambre de Ron. Contrairement aux filles, ils n'avaient pas besoin de deux heures et plus pour se préparer. Presque tous les invités étaient arrivés à présent, et la cérémonie aurait lieu dans trois quarts d'heure. Ginny et Hermione, qu'elles le veuillent ou non, allaient devoir se presser un peu.
Harry et Ron enfilèrent simplement leur robe de soirée, et descendirent saluer Remus Lupin qui venait de transplaner — pas sur la table, heureusement, car elle était à présent recouverte de mets à l'air plus délicieux les uns que les autres, à tel point que c'est à peine si Harry pouvait distinguer la nappe blanche qui l'avait recouvert à son arrivée. Il les accueillit chaleureusement.
– Ça fait plaisir de vous revoir, tous les deux.
Il leur demanda comment s'étaient passées leurs vacances, et s'intéressa à eux jusqu'à ce qu'il aperçoive Tonks dans la foule, vêtue d'une jolie robe violette – «plutôt courte», ne put s'empêcher de remarquer Ron –, les cheveux rouges – «comme Ginny», ne put s'empêcher de remarquer Harry –, et avec des yeux comme ils n'en avaient jamais vu, à mi-chemin entre le rouge et le violet. C'était sûrement pour aller avec les cheveux et la robe. En tous cas, cela donnait un mélange très… exotique. Et même un peu trop pour l'occasion, à vrai dire. Mais bon, c'était Tonks, après-tout.
Les mariages sorciers n'étaient pas exactement les mêmes que les mariages moldus. Chaque invité était libre de venir habillé comme il le souhaitait, selon son envie. Les femmes n'étaient pas obligatoirement dans des couleurs sobres, et les hommes portaient des robes de soirées de la couleur de leur choix. Seuls les mariés devaient obligatoirement être en noir – pour l'homme – et blanc – pour l'épouse. On trouvait donc des robes de toutes les couleurs, du rouge carmin jusqu'à l'argent satiné.
Harry portait encore sa robe de soirée que Mme Weasley lui avait acheté pour le bal de Noël, il y avait trois ans. Il sourit intérieurement en se disant que, quand il avait quatorze ans, elle était légèrement trop grande, alors qu'elle était à présent beaucoup trop petite. Il avait fait ce qu'il pouvait en l'allongeant avec un sortilège, mais elle restait toujours courte. Celle de Ron, en revanche, était exactement à la bonne taille, car Fred et Georges lui en avaient acheté une trop grande exprès – ils se doutaient que Ron ne la mettrait pas sauf en de grandes occasions.
– Je me demande comment vont s'habiller les filles, dit-il, songeur, à son meilleur ami.
– Je ne pense pas qu'elle remettront leur robe du Bal de Noël, répondit Harry. Elles sont trop coquettes pour ça.
– Fleur arrive, regarde ! s'exclama soudain Ron.
Harry tourna la tête vers la porte de la salle à manger, et vit alors une sublime jeune fille aux longs cheveux d'or blanc qui se tenait dans l'encadrement. C'était Fleur Delacour, la future épouse de Bill. Ce dernier, vêtu d'une robe noire toute neuve, semblait absolument ébloui par la beauté de la jeune française, et lorsqu'il tendit son bras pour l'accompagner jusqu'aux invités, son expression était celle de quelqu'un qui s'apprête à toucher un ange.
Comme l'avait prédit Hermione, la robe de mariée de Fleur était pour reprendre ses termes «absolument magnifique». Elle était d'un blanc lumineux, parsemée de diamants et coupée avec une perfection inégalable. La jeune fille portait également sur la tête un magnifique diadème parfaitement ciselé, un ouvrage de Gobelin absolument unique. Harry ne pouvait détacher les yeux de cette divine apparition.
Étrangement, Ron ne semblait pas autant attiré par Fleur que lui. Lorsque son meilleur ami lui tira le bras pour aller rejoindre le groupe d'invités qui se pressait autour de la future jeune mariée, il ne bougea pas. Harry, peu habitué à ce genre de réaction de sa part — surtout quand il s'agissait de Fleur —, revint immédiatement sur terre. Il se tourna vers son meilleur ami.
– Ron, qu'es-ce que tu…
Il ne finit pas sa phrase.
Là où, quelques instants auparavant, était apparue Fleur, se tenait une jeune fille absolument ravissante. Elle portait une robe dorée comme le soleil, et ses longs cheveux bruns et lisses étaient attachés en une natte compliquée parsemée d'éclats d'or et de perles de cristal. Pour compléter le tout, un simple cercle d'or enserrait son front. On aurait dit une véritable princesse, même si sa robe n'était pas comparable à celle de la mariée. Elle s'avança vers eux, en marchant avec une grâce et une élégance hors du commun.
– Eh bien, dit Hermione, amusée, vous en faites une tête ! Mais pourquoi diable me regardez-vous avec la bouche grande ouverte comme un poisson hors de l'eau ?
Ce fut Harry qui exprima le fond de leur pensée.
– Hermione, souffla-t-il, tu es magnifique ! Cette robe, tout ça… ça te va vraiment bien. Pour un peu, tu éclipserais presque Fleur.
Visiblement, Ron pensait exactement la même chose, mis à part que si on lui avait demandé de la comparer à Fleur, il aurait dit «totalement» à la place de «presque». Il ne put que hocher la tête pour prouver qu'il partageait l'avis de son ami. Les mots lui manquaient pour exprimer ce qu'elle lui faisait ressentir.
Harry sourit intérieurement en voyant l'expression de Ron. Ils savait parfaitement quelle était la nature de ses sentiments pour Hermione. Si lui-même la considérait comme sa meilleure amie, Ron voyait sûrement un peu plus loin.
– Où est Ginny ? demanda-t-il à Hermione.
– En haut, répondit-elle. Elle finissait de se préparer quand je suis descendue, elle ne devrait pas tarder…
– Très bien, dans ce cas, je vais aller l'attendre dans le salon. Désolé de vous laisser, mais je veux être le premier à voir à quoi elle ressemble…
Il leur adressa un sourire plein de sous-entendus, mais ni l'un ni l'autre ne semblèrent le comprendre, et il se dirigea vers le salon, pour attendre Ginny.
Elle descendit un instant plus tard, ravissante dans une robe de satin bleue-argent aux mille reflets multicolore, les cheveux redressés sur sa nuque en un élégant chignon, avec quelques mèches rousses retombant le long de son visage.
– Tu es très jolie Ginny, la complimenta Harry.
– Merci, c'est gentil, répondit-elle en souriant, mais je suis beaucoup moins… Disons, impressionnante, que Hermione et Fleur. Cette robe lui appartient, d'ailleurs. Elle a bien voulu me la prêter. Hermione a beaucoup changé, ces temps derniers. Elle a eut besoin de beaucoup de temps pour lisser ses cheveux, mais sinon, il n'y avait pas grand-chose à faire… Je me sens minuscule à côté d'elle.
– Alors, tu vas tirer le voile de la mariée ? demanda Harry, goguenard.
– Non, j'ai réussit à convaincre ma mère que la petite sœur de Fleur, Gabrielle, saurait parfaitement le faire toute seule. Non, mais tu me vois, portant la traîne de cette Fleûrk, au côté d'une gamine de onze ans ?
– Non, en effet, je te vois mal faire un truc dans ce genre, en tous cas pas sans péter les plombs en plein milieu de la cérémonie et de lancer des maléfices de chauves-furies dans tous les sens !
– C'est drôle, ce que tu viens de me dire ressemble beaucoup aux arguments que j'ai utilisé pour convaincre ma mère !
Soudain, surgie de nulle part, la voix de Mme Weasley retentit dans toute la maison et le jardin :
– Les invités sont priés de venir s'installer sur les bancs placés sous le dôme de la cérémonie. Merci.
– Viens, dit Ginny en le prenant par la main. Il faut y aller.
Au dehors, dans le jardin, une sorte de grande tonnelle avait été dressée et abritait trois ou quatre rangées de bancs, disposés le long d'un tapis blanc qui conduisait à un pupitre en bois sur lequel était appuyé un homme sans âge, fripé, crevassé, ridé comme un vieux pruneau. Tout les invités étaient en train de s'installer sur les bancs, parlant entre eux avec une grande agitation. La tension était presque palpable.
Certains semblaient moins à l'aise, sursautaient au moindre craquement, et jetaient sans cesse des regards inquisiteurs et méfiants aux autres. C'était des Aurors, habitués à rester sur leur garde, quelle que soit la situation, qui guettaient avec angoisse l'arrivée des Mangemorts. Le mariage avait été tenu le plus secret possible, mais si un espion du Mage Noir avait réussit à se faire invité, ou si l'un d'entre eux avait été soumis au sortilège de l'imperium ? Maugrey Fol Œil, un ancien Auror aujourd'hui à la retraite, et connu pour sa maniaquerie maladive, était le plus agité, et les gens évitaient soigneusement de passer trop près de lui, de peur de faire quelque chose qu'il pourrait interpréter comme une tentative de meurtre, et qu'il leur jette un sort.
Harry et Ginny rejoignirent Ron et Hermione qui s'étaient installés sur le deuxième banc à gauche du tapis. Ron avait l'air de flotter sur un petit nuage.
– Qui a dit que l'or n'allait pas aux brunes ? soupira-t-il doucement, plus pour lui-même que pour Harry.
Celui-ci sourit.
Lorsque tout le monde fut installé, le père de Ron, Mr. Weasley, s'avança vers le pupitre du vieil homme, et dit d'une voix magiquement amplifiée :
– Mes chers amis, je tiens à vous remercier d'être venus assister à ce mariage alors que, nous le savons tous, les dangers prolifèrent autour de nous, se multiplient sans cesse. C'est pourquoi je vous exprime toute ma gratitude.
Les invités applaudirent chaleureusement.
– Merci, merci, continua Mr. Weasley en levant les mains pour faire taire les applaudissements. Je dois aussi vous dire que les risques d'une attaque de Mangemorts n'est pas exclue. Nous avons bien sûr quelques Aurors parmi nous qui nous protégeront si cette attaque a lieu. Néanmoins, je vous mets en garde, soyez toujours vigilants et prêts à réagir, s'il y a un problème quelconque. Voilà, maintenant je ne vais plus vous embêter et je vais vous laisser assister tranquillement à cet événement qui fait de moi l'homme le plus heureux du monde, après, bien sûr, mon fils, Bill. Sourdinam.
Il alla chercher Fleur qui se trouvait assise sur le dernier banc, sous les applaudissements nourris de la petite foule, tandis que les trompettes ensorcelées commençaient à jouer la fameuse musique qu'on entend à tous les mariages, et l'accompagna jusqu'à son fils, qui l'attendait à mi-chemin entre le pupitre et le début du tapis. Gabrielle, la petite sœur de Fleur, tenait sa traîne, le visage rayonnant de bonheur. En passant devant Harry et Ron, elle leur adressa un sourire plein de joie, auquel ils lui répondirent en souriant à leur tour, l'air troublé.
– Elle a déjà le pouvoir des Vélanes, murmura Ron à son meilleur ami.
Tout se déroulait parfaitement bien, pas l'ombre d'un Mangemort. Bill et Fleur marchèrent jusqu'au pupitre où était toujours appuyé le vieil ancêtre. Et la cérémonie commença.
Au bout d'un moment, Harry se pencha légèrement sur le côté, et vit Mme Weasley, assise au premier banc de droite, à côté d'une autre vieille femme qui ressemblais un peu à Mr Weasley.
– C'est la tante Muriel, souffla Ron qui avait surpris son regard intrigué. La tante de mon père. C'est elle qui a prêter le diadème à Fleur.
Harry, qui avait tourner la tête vers son ami, jeta un nouveau coup d'œil au banc de droite. Ce qu'il vit menaça de le faire éclater de rire en pleine cérémonie : ni Mme Weasley, ni la tante Muriel ne tentaient de cacher leur larmes de bonheur. En se contorsionnant pour regarder les autres bancs derrière lui, il se rendit compte que beaucoup de femmes étaient dans le même cas. Tonks se tapotait délicatement le coin des yeux, en prenant soin de ne pas abîmer son maquillage, et Hermione elle-même avait les yeux humides.
– Pourquoi les filles se mettent-elles toujours à pleurer quand elles sont contentes ? marmonna Ron, l'air grognon.
Harry haussa les épaules et se concentra à nouveau sur la cérémonie.
– Mlle Fleur, Claire Delacour, disais le vieil homme, désirez-vous prendre Mr. William, Brian Weasley pour époux légitime ?
– Oui, je le veux, répondit Fleur en regardant Bill d'un air passionné.
Harry essaya d'étouffer le fou rire qui commençait à monter en lui.
– Mr William, Brian Weasley, continua l'ancêtre, imperturbable, désirez-vous prendre Mlle. Fleur, Claire Delacour pour épouse légitime ?
– Oui, je le veux, répondit Bill en regardant tendrement Fleur.
– Une vraie caricature, souffla Ron, ricanant silencieusement.
Hermione lui jeta un regard outré.
– Ron, murmura-t-elle, scandalisée, tu es vraiment un parfait imbé…
Elle préféra ne pas terminer sa phrase, jugeant certainement inutile de manquer une partie de la cérémonie à cause d'un «imbé…», et se retourna d'un air digne vers le trio formé par Fleur, Bill et le vieil homme.
– Jurez-vous de la protéger, et de l'aimer jusqu'à ce que la mort vous sépare ? demanda l'homme sans âge à Bill.
– Je le jure.
– Bien.
L'homme se tourna vers l'assemblée, et lança d'une voix étonnement haute et claire pour son grand âge :
– Si quelqu'un parmi nous désirerait s'opposer à ce mariage, qu'il parle maintenant, ou bien se taise, à jamais.
Pendant un instant, on entendit rien d'autre que les bruissements des feuilles dans les arbres. Puis, le maître de cérémonie dit d'un ton majestueux :
– Je vous déclare unis par les liens sacrés du mariage. Vous pouvez embrasser la mariée, ajouta-t-il en affichant un sourire sur son vieux visage ridé.
Bill ne se fit pas prier. Fleur se jeta littéralement dans ses bras, et ils s'embrassèrent longuement, comme Harry et Ginny dans la chambre.


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MessageSujet: Re: Harry Potter et la Princesse Lune   Dim 3 Sep - 19:40

Chapitre 4 : Noces, permis et sombre mystère (2ème partie)

Le banquet, qui se déroula après la cérémonie, fut royal. Harry put déguster, en particulier, la merveilleuse pièce montée que Mme Weasley servit pour clore le festin. Il y avait, attablés avec les Weasley, des invités qu'il connaissait, et d'autres qu'il n'avait jamais vus, qui devaient sûrement être des amis de Fleur et de ses parents. Assise aux côtés de son amoureux, Ginny faisait les yeux doux à son frère Bill.
– Bill, je peux avoir la pâte d'amande ? demandait-elle, d'une voix adorable. Allez, s'il te plaît !
– Bon, d'accord, finit par accepter Bill.
– Si Ginny a de la pâte d'amendes, coupa Fleur, alors Gabrielle doit en avoir aussi. C'est juste, non ?
– Mais Fleur, objecta timidement la petite fille, je déteste la pâte d'amendes…
– Dans ce cas, Arry devrait en prendre ! continua Fleur en se penchant vers lui. N'est-ce pas Arry ?
– C'est gentil de me le proposer, répondit Harry en souriant, mais Ginny n'a qu'à mangé ma part si elle le veut.
– Je préfère mille fois la mangée avec toi, répliqua Ginny à voix basse, plutôt qu'avec cette capricieuse !
– Bon, très bien…
Il fit passer le morceau de pâte dans son assiette, et le plaça sur sa part de gâteau. Puis il se tourna vers Hermione et Tonks, mais voyant qu'elles parlaient de sujets très féminins (c'est-à-dire de l'apparence de Tonks que préférerait Lupin selon Hermione), il préféra écouter la conversation de Fred, Georges et Ron qui parlaient de leur avenir et du jour où ils se marieraient. Les jumeaux posaient des questions à leur frère, et, de toute évidence, elles n'étaient pas faites pour le mettre à l'aise.
– Alors, Ronnie, tu n'as vraiment pas une idée ? demandait malicieusement Fred.
– Pas du tout, répliqua Ron, ses oreilles rougissantes. Vraiment, je ne…
– Et cette charmante Lavande Brown ? coupa Georges. Comment ça se passe entre vous ? D'après ce que Ginny nous disait, vous aviez une relation plutôt… chaude, quand elle nous en parlait.
– On a rompu, répondit Ron d'un ton sans répliques.
– Moi, je suis sûr que tu as déjà une petite idée, affirma Harry, s'infiltrant dans la conversation.
– Harry ! s'exclama Fred. Notre producteur ! content de te revoir.
– Ça fait plaisir, approuva Georges en lui serrant la main.
– Le magasin marche bien ? demanda Harry, pour changer de conversation.
Ron eut l'air très soulagé et reconnaissant à son meilleur ami d'avoir dévier du sujet initial.
– Oh, oui, tout se passe très bien, répondit Fred. Nous avons une bonne clientèle…
– Et un personnel de qualité, ajouta Georges. Surtout Verity, tu sais, cette fille blonde que tu avais rencontré l'an dernier ? Elle s'y connaît en farces et attrapes, elle a même travailler chez Zonko avant qu'il ne ferme. Elle est très douée pour convaincre les gens, très enthousiaste aussi, elle a toujours de nouvelles idées…
– Georges aime bien Verity, chuchota Fred à Harry. Il la trouve incroyable…
Harry se mit à rire, amusé par Georges qui louait les nombreuses qualités de Verity.
Mr Weasley, Charlie et d'autres membres de l'Ordre du Phénix discutaient de l'attaque du Magicobus par les Mangemorts, tandis que Mme Weasley se découvrait un point commun avec les parents de Fleur – en l'occurrence, leur désapprobation en ce qui concernait le crochet orné d'une dent de serpent qui pendait à l'oreille de Bill, qu'il avait pour l'occasion, daigné enlevé. Tous les invités semblaient heureux et ravis d'être ici ce soir. Le repas fut suivi d'un bal improvisé par le père de Ron, qui eut beaucoup de succès. Ron accepta de danser, certes un peu maladroitement, avec Hermione, tandis que Harry essayait de suivre le rythme effréné de Ginny qui se déchaînait sur la piste.
Pour clore la soirée en beauté, Fred et Georges lancèrent depuis leur ancienne chambre deux boîtes entières de leurs fameux Feuxfous Fuseboum, ces feux d'artifices magiques de leur invention qu'ils avaient utilisés lors de leur septième année – inachevée – à Poudlard contre Dolores Ombrage.
Harry était assis dans l'herbe avec Ron, Hermione et Ginny, qu'il serrait contre lui. Il regardait le feu d'artifice ensorcelé avec eux, en silence. Un silence que Ginny brisa soudain.
– C'est assez romantique, comme situation, fit-elle remarquer avec un sourire en coin, tandis que dans le ciel explosaient des dizaines de cœurs formés d'étincelles roses. Je n'aurais jamais cru ça de la part des jumeaux. Ça finira par me donner des idées…
– Je vous trouve bien audacieuse, ces derniers temps, mademoiselle, sourit Harry.
– C'est parce que tu es avec moi, répondit très sérieusement Ginny.
– Bon, vous avez fini, les tourtereaux ? coupa sèchement Ron. J'en ai assez de vous entendre roucouler. Jamais je n'aurais cru que l'amour pouvait rendre idiot à ce point…
– Tu parles ! ricana Ginny. Tu ne t'ai pas vu, l'an dernier, avec Lavande ! Et puis, tu dis ça, mais en vérité, tu aimerais bien être à la place de Harry ! Sauf que dans tes bras, je verrais mieux…
– Ça suffit ! l'interrompit Ron. Tu racontes n'importe quoi ! Bien sûr que non, je ne veux pas être à la place de Harry…
– Non, tu as raison, pouffa Hermione. Moi, je crois que tu préférerais être à la place de Bill !
Elle pointa du doigt les jeunes mariés qui regardaient le feu d'artifice, tête contre tête et main dans la main. Harry et Ginny éclatèrent de rire, tandis que Ron tentait de protester.
Lorsqu'il monta enfin se coucher aux alentours de trois heures du matin, Harry était épuisé, mais plus heureux qu'il ne l'avait été depuis bien longtemps. Exténué, il se laissa tomber sur son lit sans même prendre le temps de se mettre en pyjama, et s'endormit aussitôt.


Dernière édition par le Mar 7 Nov - 20:26, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Harry Potter et la Princesse Lune   Jeu 2 Nov - 20:54

Chapitre 4 : Noces, permis et sombre mystère (3ème partie)

Harry s'était promis de partir de chez les Weasley après avoir passé son permis. Il se devait de trouver tous les Horcruxes le plus rapidement possible. Et surtout, il voulait absolument retourner à Godric's Hollow, et se recueillir sur la tombe de ses parents, car ils ne l'avait encore jamais fait et cela lui tenait très à cœur.
Mais plus le temps passait, moins il avait envie de quitter le Terrier, où il se sentait comme un poisson dans l'eau. Aussi, lorsque vint enfin le dernier jour qu'il devait y passer, il était triste et morose.
Bien que Harry et Ron savaient presque parfaitement transplaner, Mr Weasley, qui devaient les accompagner au Ministère pour qu'ils passent leur permis, ne voulu pas les laisser transplaner jusque là-bas. Certes, il ne faisait aucun doute qu'ils allaient réussir leur permis, mais pour le moment, ils ne l'avaient pas encore, et c'était totalement interdit par la loi. Aussi décidèrent-ils de prendre la poudre de cheminette, qui était moins rapide, mais qui possédait l'avantage d'être beaucoup moins dangereuse.
Quand ils eurent tous trois dit chacun leur tour « Ministère de la Magie », ils se retrouvèrent l'un après l'autre dans l'immense atrium du Ministère, où coulait toujours la fontaine de la fraternité, malgré les événements survenus il y avait maintenant plus d'un an. Les statues avaient été reconstruites, et le sorcier, la sorcière, le centaure, le gobelin et l'elfe de maison avaient de nouveau un sourire béa étalé sur leur visage, comme si rien ne s'était jamais produit.
– Je vais vous laisser dans mon bureau jusqu'à l'heure où se tient l'examen, lança Mr Weasley alors qu'ils montaient dans l'ascenseur. Normalement, à neuf heures, vous serez là-bas. Quand vous l'aurez réussi, vous n'aurez plus qu'à rentrer à la maison…
– Papa, je ne suis pas sûr de le réussir, tu sais, marmonna Ron d'une petite voix faible.
– Ne dis pas de bêtise, Ron, bien sûr que tu vas réussir, répliqua son père sur un ton d'évidence, et Harry aussi.
Il observa son fils, qui avait pris une couleur légèrement verdâtre.
– Tu verras Ron, tout se passera bien, tenta de le rassurer Harry.
Lui-même n'était pas vraiment à l'aise. Que se passerait-il s'il loupait l'examen ? Il essaya de chasser cette pensée de sa tête, mais l'idée resta coincée dans son cerveau, malgré tous ses efforts pour l'en faire sortir, comme un clou dans une planche en bois.
Lorsque la voix de femme qui annonçait les étages clama : « Deuxième étage, Département de la justice magique, Service des usages abusifs de la magie, Quartier général des Aurors, Services administratifs du Magenmagot, Bureau de détection et de confiscation des faux sortilèges de défense et objets de protection. », ils descendirent tous trois, et se dirigèrent vers le bureau de Mr Weasley. Harry avait hâte de voir à quoi ressemblait le nouveau bureau du père de Ron ; en effet, la dernière fois qu'il était venu, Mr Weasley travaillait encore aux service des Détournements de l'Artisanat Moldu. Il partageait à l'époque un minuscule bureau avec son seul et unique collègue.
Alors qu'ils traversaient le quartier général des Aurors, un homme que Harry reconnut comme étant Kingsley Shacklebolt les salua en sortant de son box.
– Bonjour Arthur.
– Bonjour, Kingsley. Comment ça va, depuis la dernière fois ?
– Ça pourrait aller mieux, marmonna Shacklebolt. Je suis sur une affaire qui ne me plaît pas du tout…
– De quoi s'agit-il ? demanda Mr Weasley, intéressé.
– Une histoire de femme qui a brûlé dans l'incendie de sa maison. Le feu a été allumé volontairement. je pensais que c'était l'œuvre de Mangemorts, jusqu'à ce que j'interroge un voisin Moldu…
– Qu'est-ce qu'il t'a dit ?
– Il m'a dit que cette femme, Rosa Barrow, avait une nièce, Sara Barrow… et qu'elle n'était pas très fréquentable. Une photo d'elle a été sauvée miraculeusement. Tout ce que le Moldu m'a dit d'elle ne fait qu'empirer sa situation, et de plus, on a pas retrouvé son corps dans la maison. Il m'a décrit une créature – qu'il a pris pour une sorte de lézard – qui l'accompagnait souvent… C'est un crocodragon, Arthur, un des animaux les plus appréciés des Mages Noirs ! Pour les apprivoiser, il faut savoir leur parler. Ce n'est pas donné à tout le monde…
– Tu crois que c'est elle qui a incendié la maison ?
– Je ne sais pas, mais si c'est elle qui a fait ça, c'est très inquiétant… Et j'ai fait des recherches sur elle. Tu ne me croiras pas : aucune Sara Barrow n'ai référencée sur nos fichiers ! Autrement dit, le ministère ignorait totalement son existence avant cet incendie. Alors, tu comprends que je sois inquiet. De plus…
Il baissa la voix.
– Je travaille sur cette histoire avec des gens à qui je ne fais pas réellement confiance.
Il se redressa, et dit d'un ton plus professionnel :
– Mais, n'en parlons plus, je voulais te dire que…
Tandis que les deux adultes discutaient, Harry et Ron s'approchèrent avec curiosité du box de l'Auror. Il n'y avait plus de photos de Sirius, comme la dernière fois que Harry était venu, et cela le soulageait ; il n'aurait pas eut le courage d'affronter le visage de son parrain.
La photo d'une jeune fille d'environ seize, dix-sept ans, attira son regard. Elle était pâle comme la mort, et ses cheveux bruns-roux tombaient en cascades sur ses épaules. Mais ce qui le frappa surtout, ce furent ses yeux. Ils étaient d'un vert insondable, et semblaient exprimer les moindres pensées de la jeune fille. Sous le portrait, une légende indiquait :
«Sara Barrow»
– C'est elle ? demanda Harry en interrompant la conversation des deux hommes. Sara Barrow ?
– Oui, répondit Shacklebolt en s'approchant, cette pauvre gamine, elle n'a pas dû avoir une très belle vie…
Harry se tourna à nouveau vers le portrait. C'est alors que la jeune fille lui rendit son regard.
Longtemps encore après, Harry se souviendrait de ce qu'il avait ressentit à cet instant. Ce jour-là, il ne comprit pas le sens de ce regard, ni ce qu'était exactement cet étrange sentiment qu'il venait de sentir naître en lui…
– Harry ? appela soudain la voix de Ron. Tu rêves ? Viens, on y va…
Harry secoua la tête pour remettre ses esprits en place, puis suivit Ron et son père qui marchaient déjà vers la sortie du quartier général. À un moment, il se retourna pour tenter d'apercevoir le box de Shacklebolt, mais il était à présent trop loin, et ils se ressemblaient tous. Il aurait voulu revoir le portrait de Sara Barrow. Il ne savait pas pourquoi, mais il aurait juré que la jeune fille l'avait suivit des yeux jusqu'à ce qu'il soit hors de vue.
L'attente dans le bureau de Mr Weasley sembla durer des heures et des heures. Ron, qui connaissait bien ce sentiment depuis son premier essai, n'en était pourtant pas plus détendu que Harry, et avait le teint de plus en plus verdâtre. Harry, quant à lui, comparait cette impression avec celle qu'il avait ressenti avant la première étape du Tournoi des Trois Sorciers, en quatrième année, mais en moins forte tout de même. Les minutes passaient, lentement, tandis que pour passer le temps, ils détaillaient du regard le bureau de Mr Weasley. Comparé à celui qu'il occupait avant, celui-ci paraissait immense. Il était non seulement plus spacieux, mais aussi bien mieux éclairé, et beaucoup plus bruyant également. En effet, une dizaine de sorcières et de sorciers travaillaient tous en chœur dans un brouhaha incroyable.
Quand l'heure de l'examen arriva enfin, ils se levèrent, et sortirent du bureau pour rejoindre l'ascenseur. Ils devaient passer leur permis au sixième étage.
L'examen se passa très bien, malgré les idées contraires de Ron. Tout d'abord, deux sorciers vinrent les accueillir, et leur expliquèrent qu'ils étaient leur transplaneur, c'est-à-dire la personne qui les jugerait lors de l'examen. Ensuite, tandis qu'un vieux mage à l'air sévère entraînait Ron dans une pièce à côté, une femme d'apparence autoritaire et sérieuse amena Harry dans une salle où quelques élèves passaient leur permis chacun leur tour. Certains étaient déjà de vielles personnes, mais la majorité d'entre eux devait avoir aux alentours de dix-huit ans. Harry reconnu, parmi eux, un garçon joufflu au teint extrêmement pâle qui tremblait comme une feuille.
– Salut Neville, murmura Harry, en parlant à voix basse pour ne pas perturber une jeune fille blonde qui passait son permis. Tu ne l'as pas encore passé ?
– Oh, Harry, c'est toi ! répondit Neville Londubat, en essayant de maîtriser le tremblement de sa voix. Non, non, je ne l'ai pas encore passé… Il y a du monde, c'était prévu pour neuf heures… je suis arrivé peut-être un peu en avance…
– Ron est dans la pièce d'à côté, chuchota Harry. Tu sais pourquoi ils nous séparent ?
– S'il est dans la pièce d'à côté, c'est qu'il a déjà passé son permis, mais qu'il l'a raté. Ernie MacMillan est déjà passé… mais je ne sais pas s'il a réussi…
Harry parcourut la pièce du regard, cherchant des visages familiers. Il vit quelques élèves de Poudlard de son année, mais il eut beau fouiller des yeux toute la salle, il ne vit pas son vieil ennemi, Drago Malfoy. Mais bien évidemment, il n'était pas là. Comment aurait-il put oser se présenter à cet examen alors que tous les membres de l'Ordre du Phénix et pleins d'autres mages et sorcières savaient qu'il était à moitié responsable de la mort de Dumbledore ?
Le tour de Neville arriva beaucoup trop rapidement à son goût, et c'est en trébuchant à presque chaque pas qu'il entra dans le cerceau rouge posé au centre de la salle. Il fallait qu'il transplane du cerceau rouge jusqu'à un cerceau bleu qui se trouvait dans une autre pièce. Personne ne savait si les gens obtenaient leur permis car ils ne revenaient pas dans la première salle.
Neville alla se placer dans le cerceau. Harry le vit se crisper et se concentrer, ses poings serrés sous l'effort. Et puis, soudain, il disparu. Harry regarda la sorcière qui l'avait fait entrer vérifier s'il ne restait rien de Neville. Mais apparemment, il n'avait rien laissé derrière lui, pas même une moitié de sourcils. Il se demanda comment s'en sortait Ron. Si jamais il ne l'avait pas, cela risquait de leur poser problème dans des temps futurs…
Bientôt, la sorcière appela « Mr Harry Potter », et il dut entrer dans le cercle après qu'une jeune fille à la longue tresse et aux yeux protubérants qu'il ne connaissait pas ait disparu en laissant derrière elle ses deux oreilles. Ce qui ne fit rien pour le mettre plus à l'aise.
Il se concentra sur les trois D ; Destination, Détermination, Disparition. Destination. C'était étrange, le jour de son anniversaire, il n'avait eut aucun mal à transplaner, mais aujourd'hui, il n'était plus aussi sûr de lui. Enfin, il senti la désagréable sensation d'étouffement en lui, et tous les gens présents dans la salle qui tendaient le cou, avides de savoir si l'Élu allait réussir à transplaner, purent se rendre compte qu'il avait disparu. Il ne restait plus aucune trace de lui.
Il atterri sur la limite du cerceau bleu, essayant de garder son équilibre. Un sorcier au teint cireux le regarda un moment, puis hocha la tête, un sourire aux lèvres.
– Ça va, vous n'êtes pas sorti du cerceau, dit-il. Reste à savoir si vous n'avez rien oublié…
Une note de service violette fondit soudain sur lui. Il l'attrapa au vol et la lut rapidement.
– Félicitations, Mr Potter, dit-il en se tournant vers Harry. Vous n'avez rien laissé derrière vous. J'ai le plaisir de vous annoncer que vous avez obtenu votre permis de transplanage !
Harry poussa un immense soupir de soulagement. Soudain, il se sentait le cœur plus léger. L'homme lui montra la sortie, après lui avoir promis que les papiers du permis lui seraient envoyés le soir-même, et qu'en attendant, il n'aurait le droit de transplaner qu'une seule fois sans permis pour rentrer chez lui. Harry le remercia, et sorti de la pièce tandis qu'un garçon à la carrure d'athlète atterrissait à quelques mètres du cercle bleu.
Dehors, il trouva Ron et Neville, complètement excités.
– J'ai réussi ! leur lança-t-il.
– Moi aussi ! s'exclamèrent en chœur ses deux amis.
– J'étais sûr que tu y arriverais, Ron, dit Harry. Tu vois, c'était pas si terrible ! Surtout que tu l'avais déjà fait…
Tout en discutant, ils sortirent de la pièce, après avoir pris chacun un badge « E.A.P.T. » (« En Attente de Permis de Transplanage ») que leur tendait une sorcière au sourire impeccable et au ton aimable. Ron et Harry dirent au revoir à Neville, qui devait se rendre à l'atrium pour transplaner chez sa grand-mère.
– Tu retournes à l'école, cette année Neville ? lui lança Ron juste avant qu'il ne transplane.
– Oui… répondit Neville. Je ne sais pas si… Mais je crois que j'ai une idée, je voudrais continuer mes études pour… Bon, ça n'a pas vraiment d'importance. Salut !
Et il disparu dans l'ascenseur.
– Je me demande ce qu'il compte faire de sa vie, plus tard, dit Ron à son meilleur ami, songeur, tandis qu'ils retournaient au bureau de Mr Weasley.
– Ça a sûrement un rapport avec la botanique, répondit Harry. Il a toujours bien aimé les plantes… Il a même eut un Optimal dans cette matière, si je me souviens bien.
Alors qu'ils entraient dans le quartier général des Aurors, Harry s'arrêta net. Il pensait encore à cette fille… Pourquoi le fascinait-elle à ce point ? Il n'en avait aucune idée, mais il était sûr d'une chose. Il fallait qu'il la revoit.
– Harry, qu'est-ce que tu fiches ? demanda Ron.
Harry le rattrapa, en courant à moitié. Quand ils passèrent devant le box de Shacklebolt, il jeta un coup d'œil sur le mur où était placardée l'affiche de recherche. L'Auror ne semblait pas être là… et le portrait avait disparu.
En soupirant, Harry suivit Ron jusqu'au bureau de son père. Ce dernier, en les voyant arriver, bondit de sa chaise.
– Alors ? demanda-t-il précipitamment. Vous l'avez eu ?
En souriant, Harry et Ron hochèrent la tête.
– J'en étais sûr ! s'exclama Mr Weasley. Je savais que vous alliez réussir…
Après avoir été longuement félicités par Mr Weasley et quelques uns de ses collègues, Harry et Ron purent enfin regagner l'atrium pour transplaner jusqu'au Terrier.
Lorsqu'ils atterrirent dans le salon, Hermione et Ginny étaient allongées sur le canapé. En les voyant arriver, elles poussèrent un cri unique et strident.
– Alors ? Alors ? Vous les avez eu, vos permis ? demanda Hermione, folle d'impatience, en dansant à moitié sur place.
– Oui, répondit Ron en bombant le torse. On l'a eut tous les deux.
– OUI ! s'exclama Ginny en sautant au cou de Harry. Je le savais, je le savais que vous alliez réussir !
Harry et Ron durent supporter encore les cris de joie de Mme Weasley, puis enfin, ils purent se reposer. Le soir, les permis arrivèrent comme prévu par hiboux postaux.
Mais tandis que Ron ne se lassait pas des félicitations de Tonks et Lupin qui étaient venus dîner chez les Weasley, Harry, lui ne pensait qu'à une chose. Elle ne concernait pas du tout le transplanage. Et il ne savait même pas pourquoi il se posait cette question :
Qui était donc Sara Barrow ?
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MessageSujet: Re: Harry Potter et la Princesse Lune   Mar 7 Nov - 20:33

Chapitre 5 : Une rencontre inattendue (1ère partie)

Le lendemain matin, Harry, Ron, Hermione étaient près. Ils avaient préparé leur affaires durant la nuit, pour que Mme Weasley ne les voit pas. Ils savaient en effet pertinemment que jamais elle ne les aurait laissés partir si elle avait été au courant. Les adieux avec Ginny s'étaient fait le soir même, et ils avaient été tellement longs que Harry avait bien faillit renoncer à la quitter. Tous trois avaient confié leur animal à Ginny pour qu'elle s'en occupe, car ils savaient qu'ils ne pourraient pas les emmener. Et tous avaient eut beaucoup de mal à quitter leur compagnon. Ils avaient également pris le minimum de vêtements possible.
À l'aube, alors que tout le monde dans la maison dormait encore, ils sortirent dehors, dans le jardin, leurs affaires contenues dans un simple sac à dos.
– Où va-t-on aller, Harry ? demanda Hermione.
Harry regarda au loin, d'un air triste et déterminé à la fois.
– Je veux aller à Godric's Hollow, finit-il par répondre. Avant de commencer toute autre chose. Ensuite… nous irons nous installer quelque part, et nous réfléchirons… à la suite.
– Alors je suppose… Qu'il va falloir qu'on transplane ? demanda Ron.
– Oui.
Il regarda autour de lui, puis se tourna vers eux.
– Vous savez que vous pouvez toujours faire marche-arrière… murmura-t-il. Vous êtes sûrs de vouloir m'accompagner ?
– Tu nous a déjà poser cette question, Harry, lui répondit Hermione d'un ton sec. Notre réponse n'a pas changée.
– On vient avec toi, ajouta Ron. Où que tu ailles, on te suivra.
Harry soupira, puis, comprenant qu'il ne parviendrait pas à les faire changer d'avis, il leur lança :
– Très bien. Alors dans ce cas, préparez-vous à transplaner. Godric's Hollow nous attend !
Ils se concentrèrent tous trois sur l'étrange sensation et sur les trois D, et tout à coup, disparurent au même moment.
La cour était à nouveau silencieuse, tout comme la maison. On entendait à l'intérieur que la respiration paisible des dormeurs… et peut-être aussi, en tendant bien l'oreille, le bruit étouffé d'un sanglot qui se veut silencieux.
Sans un mot, Ginny détourna le regard de la fenêtre de sa chambre, et revint se coucher dans son lit, les yeux baignés de larmes qui coulaient sur ses joues, et tombaient sur le matelas dans un clapotis lent et monotone.


À des kilomètres de là, à Godric's Hollow, les trois jeunes sorciers atterrirent dans l'herbe en douceur. Harry regarda autour de lui, et fut consterné en découvrant le sinistre décor. Ils se trouvaient en effet dans le cimetière de la ville, et comme on peut s'en douter, le paysage n'avait rien de rassurant.
Les deux autres s'approchèrent de lui en silence.
– Cet endroit me donne la chaire de poule, souffla Hermione en frissonnant. C'est là que tes parents sont enterrés ?
– D'après ce qu'on m'a dit, oui, c'est ici, répondit Harry.
Il jeta un regard autour de lui, scrutant l'endroit d'un air méfiant, puis continua :
– Cherchons leurs tombes. Elles doivent être côte à côte, je pense…
Tandis que Ron partait à sa gauche et Hermione à sa droite pour inspecter les pierres tombales, Harry resta au centre du cimetière, en cherchant ses parents parmi tous ces cadavres. Il décida d'aller inspecter le fond du cimetière, où se trouvaient les tombes les plus anciennes. Son instinct lui soufflait de chercher de ce côté.
Alors qu'il déambulait parmi les pierres tombales, il prit soudain conscience que l'endroit semblait flotter sur un voile de brume blanche. Le brouillard était à couper au couteau, on se serait cru au cœur d'un nuage. L'atmosphère était lourde, pesante, étouffante, même. Il devait faire attention où il mettait les pieds pour éviter de trébucher à chaque pas.
Enfin, au bout d'un quart d'heure qui sembla avoir duré une éternité, il les trouva enfin. Elles étaient là, devant lui, deux simples tombes grises. Il s'agenouilla pour les regarder de plus près. Elles étaient gravées des deux noms de ces parents inconnus : Lily Potter ; James Potter. Les deux noms étaient accompagnés de leurs dates de naissances et de décès respectives. Et c'était tout. Il n'y avait rien d'autre. Pas une fleur, pas un cadre avec un petit mot gentil, rien, rien, juste la pierre, grise et froide.
Sentant une main se poser sur son avant-bras, il tourna la tête. C'était Hermione qui s'était avancée sans bruit et l'avait rejoint. Derrière elle, Ron observait son meilleur ami, et, de sa vie, jamais Harry n'avait vu une expression aussi grave sur son visage constellé de taches de son.
D'un geste brusque, Harry arracha une plante grimpante qui avait commencé à recouvrir la tombe de sa mère.
– Personne ne s'en ai occupé, siffla-t-il d'un air furieux. Ils les ont abandonnés !
– Harry, calme-toi… commença Ron.
– Pas une fleur, ils n'ont même pas nettoyé, rien !
– Harry… murmura Hermione.
Elle sortit sa baguette de sa cape, et sans un mot, fit apparaître un magnifique bouquet de fleurs de toutes les formes, de toutes les tailles, et de toutes les couleurs les plus belles qui soient, qui réussissait malgré ces différences à harmoniser les plantes dans les tons et les goûts. Hermione lui tendit le bouquet.
– Je suis désolée, chuchota-t-elle.
– Merci, répondit Harry.
Avec une délicatesse infinie, il déposa le bouquet entre les deux tombes presque collées, en étalant les fleurs sur la pierre. Puis il se releva lentement et regarda les deux pierres tombales. Maintenant que les fleurs les ornaient, elles paraissaient moins tristes et grises.
Lily Potter. James Potter.
– Maman, Papa, je vous promets… jamais je ne vous oublierais, murmura Harry. Je vous aime, et je vous aimerez toujours… où que vous soyez.
D'un seul et même mouvement, ces deux meilleurs amis posèrent une main sur chaque épaule. Harry les serra très fort dans les siennes.
– Ça ira, Harry… murmura Hermione.
– Oui, je sais que ça ira, répondit Harry. Simplement… C'est difficile d'être le dernier membre de sa famille encore vivant. Et n'aller pas me dire que la tante Pétunia fait partie de ma famille…
– Peut-être qu'il y a d'autres Potter dans le monde, dont tu ignores tout, dit Ron sans grande conviction.
– Tu la reconstruiras, ta famille, ajouta Hermione. Quand tu seras plus vieux, tu pourras… tu seras marié, et… tu auras… des enfants…
– Si je survis.
– Ne dis pas ça ! protesta Ron. Tu arriveras à le vaincre. Et même si tu échoues, tu ne seras pas seul… Hermione et moi, on te suivra où que tu ailles, même chez les morts !
– Ça, il n'en est pas question, répliqua Harry. Ce serait donné un mauvais exemple à Ginny.
– Tu crois vraiment qu'elle nous écouterait, si on lui disait de ne pas te rejoindre ? s'exclama Hermione. Elle se trancherait les veines dès qu'elle apprendrait la nouvelle…
– Ce serait à vous de vous en occuper, et particulièrement à toi, Ron. Tu es son frère, après tout.
– Oui, mais je n'y connais rien, en « fille », contra Ron. Alors que Hermione, elle, pourrait inventer le dictionnaire féminin !
Hermione haussa les épaules.
– C'est normal. Je suis une fille, tu l'as dis toi-même.
– Oh, c'est bon ! tu ne vas pas commencer à me rabattre les oreilles sur cette histoire, hein !
– En parlant de tes oreilles, si tu pouvais voir la couleur qu'elles prennent…
Sentant la dispute arriver, Harry coupa net la discussion qui commençait à tourner au vinaigre.
– Nous devrions trouver un endroit où passé la nuit. Je voulais simplement retourner à Godric's Hollow, mais à présent, il faut que nous cherchions un endroit où nous installer…
Il y eut un silence pesant.
– Pourquoi on ne rentrerait pas au Terrier ? proposa Ron après un moment d'hésitation. Ou alors on pourrait s'installer au QG de l'Ordre…
– Ron, tu sais très bien que si nous revenons, jamais ta mère ni les autres ne nous laisseront repartir, surtout s'ils savent que nous courrons un danger mortel, répondit Harry.
– On pourrait essayer le Chaudron Baveur… tenta Hermione.
Harry secoua la tête.
– Trop risqué. Et si des Mangemorts déguisés viennent aussi au Chaudron Baveur ? On devra se défendre, mais peut-être seront-ils plus nombreux et surtout plus puissants. Et puis, nous serions faciles à retrouver. Non, ce serait trop dangereux de nous installer là-bas.
– Alors où veux-tu qu'on aille ? s'énerva Ron. On ne va quand même pas dormir dans la rue !
Harry regarda d'un air pensif les tombes de ses parents.
– J'avais pensé à quelque chose… Vous vous souvenez de ce bar, la Tête du Sanglier ?
– Oui, répondirent les deux autres.
– Et bien il me semble que… Dumbledore, ce soir-là, en-haut de la tour… Il a dit qu'il était… Je crois qu'il a dit qu'il était très ami avec le barman.
– Mais oui ! s'exclama Hermione. C'est bien le barman qui avait averti Dumbledore qu'on voulaient formé l'AD, en cinquième année, non ? Lui et Mondigus Fletcher ?
– Tu as raison, je m'en souviens maintenant ! acquiesça Ron. Mais, Harry, la Tête du Sanglier est un bar, pas une auberge de jeunesse.
– Peut-être que si on lui parlait de Dumbledore, il accepterait de nous hébergés, dit Harry.
– Tu penses qu'on pourrait avoir confiance en lui ? demanda Hermione, sceptique.
– Je penses que oui.
– Harry… souviens-toi… Certaines personnes en qui Dumbledore avait la plus grande confiance n'ont pas hésité à le trahir.
Harry serra les poings. Jamais il ne pardonnerait à Rogue, jamais…
– C'est grâce à ce barman que Rogue a été expulsé, le jour où il écoutait la prophétie. On peut lui faire confiance.
– Qu'est-ce qu'on a à perdre ? fit Ron en haussant les épaules. C'est ça ou la rue.
– On pourrait trouver autre chose… On a toute la journée pour ça, protesta Hermione.
– Allons voir ce type, décida Harry sans tenir compte de son interruption. S'il refuse de nous héberger, alors nous chercherons ailleurs.
– Ok, c'est décidé, alors ? On y va quand ?
– Maintenant, murmura Harry. Tout de suite.
– Harry ! s'exclama soudain Hermione. Si on s'installe là-bas pour une période, on risque de croiser…
– … Ginny, finit Harry.
– Oui. Et tu sais ce qui arrivera si jamais elle te voit…
– Allons voir ce bonhomme, répéta Ron. On réfléchira après, pour l'instant, partons d'ici, cet endroit me donne la chaire de poule.
– C'est un cimetière, fit remarquer Hermione. Tous les cimetières sont effrayants.
– Bon, à trois, on transplanne à Pré-Au-Lard, trancha Harry. Un… deux… trois !
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MessageSujet: Re: Harry Potter et la Princesse Lune   Mar 7 Nov - 20:34

Chapitre 5 : une rencontre inattendue (2ème partie)

Pré-Au-Lard.
Ce petit village, où ne vivent que des sorciers, est d'ordinaire vivant et animé. Mais aujourd'hui, les nuages et la brume s'amoncelaient au-dessus de la petite ville, et les rues, d'habitude pleines d'élèves, de marchands et de touristes, étaient aussi silencieuses et lugubres que le cimetière qu'ils venaient de quitter. Le froid inhabituel les fit frissonner tous les trois.
Décidément, le temps de la canicule d'il y avait deux ans était bien loin. Jamais on avait vu un temps pareil en plein mois d'Août. Pour un peu, on se serait attendu à voir tomber de la neige. Le village Écossais ressemblait à une ville morte ; pas un chat dans les rues, pas un oiseau dans les arbres, pas un bruit venant des maisons… Au loin, sur sa colline, la cabane hurlante avait l'air encore plus terrifiante que d'habitude. Mais au milieu de cette ville-fantôme, elle faisait pâle figure. Toutes ces maisons semblaient avoir été conçues pour un décor de film d'horreur.
Mal à l'aise, Harry, Ron et Hermione s'avancèrent à pas prudents le long de la rue principal. En passant devant le bar des Trois Balais, il ne virent pas à travers la vitre aucun client, ni la silhouette aux formes généreuses de Mme Rosemerta, la propriétaire. Le bar semblait fermé, comme toutes les autres boutiques de cette rue qui n'avait décidément rien à envier au cimetière de Godric's Hollow.
La Tête du Sanglier était situé à l'autre bout du village. Quand les trois amis arrivèrent devant le bar, il semblait tout aussi vide que les Trois Balais. Pourtant, il n'était pas fermé, et on pouvait voir au fond de la salle le barman qui essuyait des verres avec un chiffon sale, en frottant avec une monotonie qui laissait à penser qu'il faisait cela depuis une éternité.
Ils entrèrent en poussant timidement la porte. Hermione, plus à l'aise dans ce genre de situation où il fallait user de son vocabulaire, s'avança vers le barman qui n'avait même pas levé la tête à leur arrivée.
– Euh… S'il vous plaît ? demanda-t-elle, hésitante.
L'homme à la barbe grise releva lentement la tête et la regarda droit dans les yeux.
– Oui ?
– Euh… Nous avons entendu dire que… vous étiez un ami de feu Dumbledore ?
– Peut-être bien, oui.
– Nous pensions… Nous connaissions Dumbledore aussi, et il nous a confié une mission.
– Il vous a demandé de combattre Lord Voldemort, dit le barman d'un ton placide.
Ron frémit au nom du Mage Noir, mais s'abstint de tout commentaire.
– Qu'est-ce que vous voulez ? demanda l'homme sans aucune trace d'agressivité dans la voix.
– Nous cherchons le moyen de vaincre Voldemort, répondit Harry. Mais nous ne pouvons nous installer chez nous pour ces recherches. Personnellement, la maison dont je dispose n'est pas la mienne, et je ne suis pas le seul à l'habiter. Quant aux maisons de mes amis, elles sont habitées par les membres de leur famille, qui ne les laisseront sûrement pas s'embarquer dans une aventure aussi dangereuse. Pour la cause, nous nous sommes presque «enfuis» de chez Ron, ce matin.
– Nous nous demandions si, étant un ami de Dumbledore de son vivant, continua Hermione, vous accepteriez de nous héberger dans votre bar, car nous ne pouvons faire confiance à personne d'autre qu'à vous. Le Chaudron Baveur, par exemple, est bien trop fréquenté.
Pour la première fois depuis qu'ils étaient rentrés, le barman sembla surpris des paroles que venaient de prononcer Hermione.
– Ce n'est pas un hôtel, ici, finit-il par répondre. Vous ne savez même pas ce que vous me demandez…
– Nous n'avons jamais dit que vous étiez obligé d'accepter, ajouta très vite Hermione. Si vous ne voulez pas…
– Vous avez un sacré culot ! s'exclama le vieil homme, presque admiratif. Vous vous rendez compte de ce que vous êtes en train de me demander ? Vous me proposez de vous protéger de Lord Voldemort, le temps de trouver l'arme ultime qui le détruira, alors que je ne vous connais même pas. Qui vous dit que j'ai envie de risquez ma vie pour une cause certes louable, mais qui ne me concernent aucunement ? Qui vous dit que je ne suis pas du côté du seigneur des ténèbres ?
Harry faisait fonctionner ses neurones à toute allure. Cet homme avait par deux fois appelé Voldemort par son nom, ou plutôt le nom qu'il s'était attribué et que la plupart des gens craignaient, son vrai nom étant en fait Tom, Elvis Jedusor. Mais il avait l'aussi désigné sous le nom de « seigneur des ténèbres », ce qui était, Harry et ses amis le savaient, un signe caractéristique des Mangemorts. Pourtant… Il ne savait pas d'où il tenait cette drôle de sensation, mais il avait l'impression que le barman voulait les… tester. Comme s'il avait prononcé le nom de « seigneur des ténèbres » uniquement pour voir leur réaction.
– Nous en sommes sûrs, finit-il par répondre.
Ron et Hermione lui lancèrent des regards curieux, mais ils ne nièrent pas ces dires.
– Vous avez raison, Mr Potter, je ne suis pas un partisan de Lord Voldemort, fort heureusement pour moi. Il est plus que courant qu'un Mangemort meure sous une saute d'humeur de son maître… Vous le savez sûrement déjà, ajouta-t-il en regardant Harry d'un air entendu.
– Qu'est-ce qui vous fait croire ça ? riposta ce dernier.
– Vous êtes d'accord, alors ? le coupa Hermione, peu désireuse de devoir régler une dispute entre le barman et son ami.
Le vieil homme, cependant, n'avait pas l'air d'avoir été dérangé par la réplique de Harry. On aurait même dit qu'il ne l'avait pas entendu. Il se tourna vers Hermione :
– Bien sûr, que j'accepte, répondit-il avec un demi-sourire. Je ne vais pas laisser trois jeunes comme vous dans la nature… Et puis, il y a moins de clients en ce moment, ça remplira la caisse.
Hermione poussa un soupir de soulagement. Elle se reprit aussitôt, et demanda d'une voix assurée :
– Combien demandez-vous pour deux chambres ?
– Deux chambres ? Ma chère mademoiselle, vous semblez oublier que ce bar n'est pas un hôtel. Il n'y a à l'étage que deux chambre… et il n'est évidemment pas question que je dorme sur un de ces sièges (il désigna de la main les chaises qui remplissaient la salle), qui sont certes très pratiques pour se reposer, mais beaucoup trop inconfortables à mon goût. Vous devrez donc dormir avec vos amis, Miss Granger, à moins que votre pudeur vous oblige à vous installer dans la rue, bien évidemment.
Hermione rougit violemment. Sa gêne était telle qu'elle n'avait pas noter le léger détail que n'avait pas manqué de remarquer Harry.
– Comment connaissez-vous le nom de famille de mon amie ? demanda-t-il, méfiant.
– Mon cher ami, sachez que Miss Granger est presque aussi connue que vous dans le pays, tout comme Mr Weasley ici présent, répondit dédaigneusement le barman. Je crois que cette notoriété est due à vos innombrables aventures dans l'enceinte et hors du collège Poudlard.
– Ah… répondit juste Harry. Je ne savais pas.
– Vous savez peu de choses, Mr Potter, mais ça, c'est parce que vous ne tenez pas un bar comme moi. Je vous assure que j'en entends des vertes et des pas mûres, ici !
Le barman se mit à rire, sous leurs yeux plus qu'intrigués. Harry, lui, sans savoir pourquoi, avait une envie irrépressible de poser une question sans aucun intérêt apparent.
– Qui vous a parlez de nous ? demanda-t-il.
Brusquement, le vieil homme redevint grave. ll sembla hésiter à répondre à Harry, puis fini par dire :
– Albus Dumbledore.
Harry maîtrisa à grand-peine la vague de tristesse et de colère qui commençait à monter en lui, puis répliqua :
– Comment l'avez-vous connu ?
– Albus ? C'est… C'était mon frère.
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MessageSujet: Re: Harry Potter et la Princesse Lune   Mar 7 Nov - 20:39

Un silence stupéfait suivit cette déclaration.
– Impossible, finit par dire Ron, qui parlait pour la première fois depuis qu'ils étaient entrés. Je ne vous crois pas.
– C'est pourtant la vérité, répliqua l'homme à la barbe grise d'une voix douce.
– Mais… protesta Ron.
– Maintenant que vous le dites, le coupa Hermione, observant attentivement et sans la moindre gêne le barman, je crois me rappeler vous avoir déjà vu quelque part…
– Oui, murmura Harry. Moi aussi. Et je sais où. Sur la photo des membres de l'Ordre que m'a montré Maugrey, il y a deux ans.
– Mais nous l'avons déjà vu, contesta Ron, ici-même, dans ce bar, il y a deux ans, quand nous avons fondé l'A.D.
– Non, Ron, inutile de le nier, murmura Hermione. Cet homme est bel et bien Alberfoth Dumbledore.
– Si vous désirez une preuve, Mr Weasley, venez voir en haut. Allez, suivez-moi !
Accompagné des trois jeunes sorciers hésitants, le barman grimpa une à une les marches grinçantes de l'escalier de parquet. Cette baraque branlante n'était décidément pas faite pour rassurer les trois amis.
– Entrez, les invita le prétendu Alberfoth Dumbledore en poussant la porte en bois d'une pièce sombre.
Méfiants, Harry, Ron et Hermione pénétrèrent tout de même dans la salle, après avoir vérifié que l'homme les suivait bien.
– Regardez par là, conseilla-t-il, et dites-moi ce que vous voyez.
Les trois tournèrent la tête dans la direction que pointait son doigt. Un spectacle aussi triste que stupéfiant s'offrit alors à leurs yeux.
Fumseck, le phénix apprivoisé d'Albus Dumbledore, était perché sur un porte-manteau. Si vous avez déjà vu un phénix, vous savez ce qu'on éprouve en le regardant ; exactement la même chose que lui. Or, ce qui frappait en cet instant chez Fumseck, c'était d'abord l'aspect désolant de son plumage rouge et or, dont les teintes semblaient avoir terni et perdu de leur éclat, ainsi que l'expression de tristesse présent dans ses yeux aux regard intense. Si bien qu'en le voyant, Harry, Ron et Hermione ne purent s'empêcher de ressentir le profond chagrin qu'avait causé la perte de son maître. Et bizarrement, ils se rendirent compte que cette sensation ne leur était pas étrangère. Ils l'avait en fait déjà sentie, durant tout l'été. Surtout Harry. C'était comme un creux dans leur cœur, comme un vide dans leur tête. Et encore, eux ne l'avait pas vraiment bien connu ; quelle ne devait pas être la tristesse de son phénix et de son frère ? Qu'il soit devant eux ou ailleurs, celui-ci avait bien dû apprendre la mort de son frère, et il y avait toutes les chances pour qu'il ressente la même peine que Fumseck.
Harry se posa cette question dans sa tête : est-ce que Fumseck était tout comme lui en proie à une violente fureur quand il pensait à la mort de son maître ? Sûrement que non… Les phénix étaient bien trop nobles et purs pour avoir ce genre d'état d'âme… Et son frère ? Son frère, il ne savait même pas s'il l'avait vraiment devant lui, alors mieux valait éviter la question pour le moment.
– Je vois un pauvre phénix qui a l'air de souffrir beaucoup, finit-il par murmurer.
– C'est aussi ce que je vois, approuva le soit-disant frère de Dumbledore. Et ce depuis des semaines.
– Est-ce que c'est… normal ? demanda Hermione en frissonnant. Je veux dire par là, est-ce que c'est naturel qu'il réagisse comme ça à la mort de son maître ?
– Évidemment que c'est naturel ! s'exclama Harry avant que quiconque ait pu répondre à sa place. Imagine que tu perdes un de tes parents : tu réagirais comment, d'après toi ?
– Mais Harry…
– Je sais ce que tu penses : après tout, ce n'est qu'un simple oiseau. Oui, mais voilà, Fumseck n'est pas un oiseau ordinaire, Hermione, c'est un phénix. Et je suis sûr que les phénix sont capables de pleurer leurs maîtres.
– C'est on ne peut plus vrai, acquiesça le barman. J'ajouterai à cela que Fumseck n'est non seulement pas un oiseau ordinaire, mais qu'il n'est même pas un phénix ordinaire. Il a été apprivoisé par Albus, et ça, c'est un honneur qui n'aura été fait à aucun autre phénix.
– Mais alors, est-ce que ça va durer longtemps… avant qu'il se remette ? demanda Ron.
– Ça, je n'en sais rien. Il se peut qu'il qu'il ne s'en remette jamais. En ce cas, sa fin sera proche… Un phénix est immortel, malheureusement. Cependant, s'il avait décidé qu'il était temps pour lui de quitter cette terre, il ne serait plus là. Donc, je pense qu'il voudrait faire autre chose, avant de disparaître… Comme se rendre utile à l'Ordre du Phénix – dont je fais parti, rappelez-vous –, par exemple.
Harry le regarda avec curiosité. Qu'avait-il donc en tête ? Pensait-il que…
– Fumseck nous aiderait à vaincre Voldemort, vous croyez ? demanda-t-il.
– Rien ne le prouve, répondit l'homme, mais s'il pouvait vous aider, je pense que rien ni personne ne pourrait l'en empêcher.
Le phénix hocha lentement sa magnifique tête aux plumes dorées, et leva son beau regard triste vers Harry. Il émit un son clair, et aussitôt, la tête des trois sorciers fut vide de toute peine, mais emplies d'un espoir nouveau et d'une combativité à toute épreuve.
– Me croyez-vous, à présent que vous avez vu que Fumseck me fait confiance ? demanda Alberfoth Dumbledore.
– Je ne sais pas si nous devons vous croire, marmonna Ron, mais en tous cas, ça me rassure de savoir Fumseck ici. Après tout, il a sauvé Harry en deuxième année.
– Je pense que nous pouvons vous faire confiance, décida Hermione.
Tous deux se tournèrent vers Harry, semblant attendre son opinion. Harry eut un léger soupir.
– Et bien, murmura-t-il, je ne n'ai rien de plus à ajouter. Je pense, comme vous, que nous pouvons croire cet homme. Et je suis bien heureux de rencontrer enfin le frère de mon mentor.
Sur ces paroles, il se tourna vers Alberfoth et tendit sa main. Ce dernier la serra sans aucune hésitation.
– Et bien Mr Potter, je suis ravi de vous avoir fait bonne impression.
Il fut très difficile à Harry d'appeler le barman ainsi, néanmoins il s'y força :
– Mr Dumbledore, j'aimerais que vous nous montriez la fameuse chambre où nous allons loger, mes amis et moi.
– Très bien, suivez-moi tous les trois.
Ils sortirent de la pièce, après un regard désolé à Fumseck, et longèrent le sombre couloir jusqu'à la toute dernière porte. C'était une porte camouflée dans le mur, si bien cachée d'ailleurs, qu'avant qu'Alberfoth Dumbledore l'ait ouverte, Harry, Ron et Hermione ne l'avaient même pas vue !
– Entrez, dit le vieux barman.
Les trois obéirent prudemment, jetant des regards partout où ils pouvaient poser leurs yeux. La pièce était sombre, car il n'y avait qu'une toute petite fenêtre dans un angle de la salle. Néanmoins, à la faible lumière qui parvenait à passer par la mince ouverture, ils purent observer trois lits, dont deux superposés, une petite table dans un coin avec une chaise grinçante, et une armoire en ébène placée tout au fond de la pièce, dans un recoin d'ombre. La chambre était petite, mais trois personnes pouvaient s'y sentir à peu près à l'aise, si elles n'avaient pas besoin de grand-chose.
– Je suppose que Miss Granger voudra dormir dans le lit du fond, dit Alberfoth, et que les garçons préféreront les lits superposés.
– Oui, acquiesça Hermione.
– Très bien alors je peux passer à l'essentiel. Vous voyez l'armoire au fond ?
Il pointa l'armoire du doigt. Les trois hochèrent la tête.
– Bon. Et bien, cette armoire, il ne vous faut l'ouvrir en aucun cas. Jamais, vous m'entendez, jamais vous ne devez ne serait-ce que vous en approcher de moins de cinquante centimètres. C'est compris ?
– Bien, monsieur, répondirent les trois amis.
– La table, je m'en moque complètement, faites-en de la charpie si vous voulez, mais ne touchez pas à l'armoire. Bon, je vous laisse vous installer.
Il sortit de la pièce, les laissant seuls tous les trois plantés là comme des piquets. Au bout d'un moment, Ron lança à la cantonade :
– Bon, on s'installe ?
– Je ne comprends pas, murmura Hermione. Qu'est-ce qu'il peut bien y avoir dans cette armoire pour qu'il nous l'interdise comme ça ?
Les trois jeunes sorciers jetèrent un regard curieux à l'armoire.
– Je crois qu'on ne devrait pas s'en occuper, décida Harry, en tous cas, pas maintenant. Il y a plus important. D'abord, commençons par rangé nos sacs sous les lits, ensuite, on verra pour tout ce qui est douche, et autres problèmes de cheveux gras. Je vous conseille de cacher tout ce que vous avez de précieux dans des endroits… et bien, les endroits les plus inaccessible possibles.
Une fois qu'ils eurent installé leurs quelques affaires, ils décidèrent de descendre en bas. Cependant, ils ne le firent pas immédiatement, car Hermione, en s'appuyant sur le mur où était collé son lit, bascula brusquement dans un trou. Harry et Ron se précipitèrent pour voir où elle avait atterrie, et virent qu'elle avait ouvert une sorte de porte, invisible quand on ne savait pas où elle était.
Lorsqu'ils entrèrent à sa suite dans la pièce, ils furent surpris de la trouver les quatre fers en l'air… dans une baignoire ! La baignoire en question était assez petite, et entourée d'un W-C. et d'un lavabo.
– Oh ! s'exclama Ron, incapable de dire quoique ce soit d'autre.
– Je crois que nous avons trouver la salle de bain, conclut Harry avec un sourire.
Il se pencha pour aider Hermione à se relever, mais Ron le devança et tous deux rougirent quand leurs mains s'agrippèrent. Dans son esprit, Harry souhaita de toutes ses forces que Hermione glisse en voulant sortir de la baignoire, et tombe dans les bras de Ron… Mais elle en sortit sans problèmes. Tout… baignait, pour ainsi dire.
– Bon, et bien, nous avons découvert la salle de bain. Elle était bien cachée ! plaisanta Hermione.
– Je propose que nous descendions dans le bar, pour voir… l'autre Dumbledore, dit Harry.
– Bonne idée, approuva Ron en hochant la tête. Comme ça, on pourra lui poser quelques questions bassement matérielles, comme où se trouve la porte du frigo, par exemple.
Harry et Hermione éclatèrent de rire, puis tous trois sortirent de la chambre – après avoir bien refermer la porte de la salle de bain à l'aide d'un sort d'attraction – et descendirent les marches de l'escalier.
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MessageSujet: Re: Harry Potter et la Princesse Lune   Mar 7 Nov - 20:41

Chapitre 6 : La première piste (1ère partie)

– Quel imbécile je fais ! s'exclama Harry en se frappant le front.
Ron et Hermione et lui étaient installés dans la chambre, entourés d'une montagne de livres aussi épais qu'eux. Tous venaient de la grande bibliothèque de Dumbledore, et traitaient de la magie noire et de Voldemort – bien qu'on n'y trouva pas que ce genre de livres, vous pourrez vous en rendre compte si un jour vous visitez cette bibliothèque. Hermione avait dans ses mains un calepin noirci des renseignements que Harry lui avait fourni sur Voldemort. En effet, les trois amis s'étaient lancés, peu de temps après leur arrivée chez Alberfoth, dans des recherches acharnées sur les endroits et les objets regorgeant de magie noire, dans l'espoir de trouver l'endroit ou Lord Voldemort avait caché ses quatre derniers Horcruxes. Ils savaient que le serpent de Voldemort, Nagini, ne le quittait jamais, et que c'était donc le dernier qu'il leur faudrait éliminer. Dans le même temps, Hermione recherchait ardemment qui était R.A.B., la personne qui était normalement en possession du médaillon de Serpentard, dans lequel Voldemort avait caché l'une des sept parties de son âme. Mais elle n'avait rien trouvé d'intéressant, jusqu'à présent.
Ron et Hermione tournèrent vivement la tête vers leur ami.
– Qu'est-ce qui se passe, Harry ? demanda Hermione, inquiète.
– Il se passe que je suis le pire idiot que la terre ait jamais porté, répondit Harry, sans chercher à être plus clair.
Ron, qui détestait ne pas voir clair dans une situation, lança d'un ton menaçant :
– Bon, alors maintenant, tu nous explique tout de suite, ou je te jette un sort !
Bien qu'il ne craint pas que son meilleur ami lui jette véritablement un sortilège, Harry se lança dans de grandes explications :
– Je suis stupide de ne pas y avoir pensé plus tôt. Il y a des livres dans la réserve de Poudlard…
– Oui Harry, nous en avons déjà parlé, acquiesça Hermione, mais on ne peut pas y accéder.
– Justement. Pourquoi Ginny ne nous aiderait-elle pas dans nos recherches ? Il y a sûrement des trucs dans tous les livres de la bibliothèque…
– Mais oui ! s'exclama Ron. Elle pourrait nous être très utile !
– Oh, hé, stop tous les deux, coupa Hermione. Je vous arrête tout de suite. Ginny est en 6ème année. Jamais Mme Pince n'acceptera de la laisser entrer dans la réserve.
– Elle pourrait se faire aider par Neville et Luna. Vous savez qu'on peut avoir confiance en eux.
– Même s'ils l'aident, c'est très dangereux pour Ginny. Les Serpentard rôdent… Et ils pourraient bien la dénoncer à Voldemort – Ron, non mais vraiment !
– C'est moins dangereux que de venir avec nous. Et ça la calmera…
– C'est vrai, approuva Ron. Telle que je connais ma sœur, elle serait capable de nous prendre en filature.
– Sauf si nous nous cachons…
– Elle nous trouvera, affirma Ron, très sûr de lui. Pour ça, il n'y a pas de problèmes. La manière dont elle a accepté la décision de Harry ne m'a pas plût du tout. C'était trop facile…
– Si elle ne peut pas nous aidés en étant au château, continua Harry, elle sera frustrée et incapable de se contrôler. Vous savez à quel point Ginny est impulsive. Il vaut mieux qu'elle puisse nous aider, tout en étant plus en sécurité que nous.
Hermione les regarda tous les deux pendant un moment. Puis, elle poussa un soupir :
– Ah ! Décidément, quand vous avez une idée en tête, je ne peux que m'incliner. Envoie une lettre à Ginny, Harry, puisque ça te tient à cœur. Mais n'envoie le hibou que cette nuit : ce sera plus sûr.
Harry sourit à son amie, puis il gagna la porte de la chambre – en se contorsionnant un peu pour passer entre les livres – et sortit de la pièce. Il aurait bien aimé observer Ron et Hermione pendant son absence. Allaient-ils se disputer encore ? Vivement qu'ils comprennent qu'ils étaient faits l'un pour l'autre – car Harry n'avait à présent plus aucun doutes à ce sujet –, car ces chamailleries incessantes l'exaspéraient de plus en plus. Heureusement, depuis qu'ils étaient ici, aucun d'entre eux n'avaient fait d'éclats de voix, car ils savaient tous que c'était risquer de se faire repérer à cause des cris.
Il prit du papier dans un bureau du barman, à l'étage, et écrivit une lettre à Ginny pour lui faire sa proposition, en expliquant au passage que le hibou trouverait très bien l'adresse tout seul.
Le hibou de Dumbledore semblait minuscule, même s'il était largement plus gros que Coq. Il était d'un noir profond et quand il s'envolait, il ne faisait presque pas de bruit. Jamais il n'hululait bruyamment comme Hedwidge ou Coquecigrue. Et il ne sortait que la nuit. C'était l'oiseau idéal pour envoyer une lettre très confidentielle.
Sa lettre écrite, Harry décida d'aller voir Fumseck. Depuis qu'ils étaient arrivés, il avait toujours eu peur de voir l'oiseau, car il semblait très malade. Mais Alberfoth lui avait dit qu'il allait chaque jour un peu mieux depuis qu'ils étaient ici. Au bout de presque deux mois, il espérait que l'oiseau serait en assez bonne forme pour les aider. Au moment où il sortait du bureau, il vit arriver un Ron visiblement mal à l'aise, à en juger de l'état de ses oreilles.
– Hermione prend une douche, expliqua-t-il, rouge comme une pivoine. Elle m'a dit qu'elle se sentait comme un troll sortant d'un bain de boue.
– Ce n'est pas étonnant, tu as vu comme elle travaille dur ?
– Elle a toujours travailler plus que nous deux réunis, je te rappelle.
– Je vais voir Fumseck. J'aimerais savoir ce qu'il a l'intention de faire pour nous aider. Tu veux…
– Je viens.
Ils se dirigèrent vers la porte qui était à l'autre bout du couloir.
Dumbledore ne leur avait pas menti. Fumseck allait visiblement mieux depuis qu'ils étaient arrivés. Son plumage avait repris des couleurs, et son bec était à nouveau droit et fin. En revanche, sa queue continuait de tomber mollement. Harry discerna aussi dans les yeux du phénix comme une nouvelle lueur, une sorte de détermination qui avait remplacé une partie du chagrin.
– Bonjour, Fumseck, dit-il.
Le phénix hocha la tête comme pour le saluer.
– Nous avons besoin de toi, continua Harry.
Comme s'il avait compris, le phénix ouvrit ses ailes et sortit de la pièce d'un vol étonnement léger pour un oiseau de cette taille. Harry et Ron le suivirent, curieux. Le phénix passa la porte et vola jusqu'à la bibliothèque. De plus en plus intrigués, les deux amis le virent se poser dans un rayon à un endroit précis. Harry regarda les livres qui se trouvaient à cet endroit. Aucun ne traitait de magie noire…
Fumseck tapa la reliure d'un livre de son bec. Visiblement, il avait une idée en tête. Harry prit le livre que lui avait désigné le phénix et lut le titre :
« Les boutiques du chemin de Traverse »
C'était un guide touristique des plus banals, et Harry ne voyait absolument pas où Fumseck voulait en venir.
– Tu crois qu'un Horcruxe est caché dans une boutique du chemin de Traverse ? demanda Ron, sceptique.
Et bien qu'une seconde plus tôt, il ne comprenait pas du tout ce que voulait lui dire le phénix, Harry avait un sourire qui en disait long sur son état d'esprit quand il répondit à Ron :
– Oui. Et je sais même laquelle.
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MessageSujet: Re: Harry Potter et la Princesse Lune   Mar 7 Nov - 20:46

Chapitre 6 : La première piste (2ème partie)

Hermione, enfermée dans la minuscule salle de bain, se séchait les cheveux avec des gestes brusques. Elle commençait à s'énerver de ne rien trouver ni sur R.A.B. ni sur les Horcruxes. Elle avait pourtant chercher partout, dans tous les livres susceptibles de l'aider. Mais rien. Le mystère restait entier.
Il fallait pourtant qu'ils trouvent quelque chose, et vite, car le temps était compté. Depuis la mort d'Albus Dumbledore, Voldemort n'avait cessé de faire de nouvelles victimes, et de plus, il s'attaquait à présent à d'autres pays que la Grande-Bretagne. L'Allemagne avait subit la première une attaque massive de géants, et en était ressortit avec plusieurs centaines de Moldus et de sorciers morts ou blessés, tandis que la ville de New York avait vu s'effondrer, sans aucune raison apparente, une immense tour de travail située dans le centre-ville. La tour en question était à ce moment pleine de Moldus affairés, et tous avaient trouvé la mort quand elle était tombée. Aucun survivant. Parallèlement, le ministre français Moldu avait été assassiné. On l'avait retrouvé dans sa chambre, mort. Et bien sûr, les médecins Moldus étaient toujours incapables de donner la cause du décès. Le Comité des Oubliators ne cessaient de courir dans tous les coins du pays pour régler les diverses problèmes avec les Moldus, et les autres pays étaient tous aussi dépassés par les événements. Les anglais, faisant comme toujours preuve de leur flegme légendaire, s'occupaient de l'organisation de la défense face à cette véritable déclaration de guerre. Il fallait mettre un terme à toutes ces horreurs le plus tôt possible. D'autant que Voldemort commençait à recruter des partisans dans d'autres pays, et qu'ils étaient de plus en plus nombreux à se joindre à lui…
Pour l'instant, ils étaient là, cachés du monde, œuvrant dans le secret le plus total pour trouver le moyen de détruire Voldemort. Mais les réserves d'or qu'avait emporté Harry étaient en train de s'épuiser, progressivement, et bientôt il leur faudrait retourner à Gringotts pour aller chercher l'or qui leur permettrait de continuer à loger chez Alberfoth Dumbledore.
Hermione passa un léger pull bleu par dessus son T-shirt blanc, et renfila son jean. Au moment où elle sortait de la salle de bain en continuant à frotter ses cheveux ébouriffés contre la serviette, Harry et Ron entrèrent en trombe dans la chambre, l'air très agités.
– Qu'est-ce qui se passe ? demanda-t-elle, alertée.
– On a trouvé ! dit Ron. Harry a trouvé un endroit où il pourrait y avoir un Horcruxe !
Hermione lâcha aussitôt sa serviette.
– Où ? demanda-t-elle, avide de savoir. Où ça ?
Harry se laissa tomber sur son lit.
– C'est grâce à Fumseck qu'on a trouvé. Tu vois, nous sommes aller le voir, et il nous a mener à la bibliothèque. Là, il nous a montré un livre sur les boutiques du Chemin de Traverse… et j'ai tout compris.
Hermione resta un moment perplexe.
– L'Horcruxe est dans une boutique ? demanda-t-elle en fronçant les sourcils.
Harry sourit.
– Oui. Mais pas n'importe laquelle… D'abord, elle n'est pas dans n'importe quelle partie du Chemin de Traverse.
Il fit signe à ses amis de s'installer confortablement. Ron s'assit sur le lit de Harry tandis que Hermione se laissait glisser par terre.
– Vous vous souvenez… des cours que je prenais avec Dumbledore l'an dernier ? demanda Harry.
Ses amis hochèrent la tête.
– Il te montrait les souvenirs de Tu-Sais-Qui, se rappela Ron.
– Justement. Après qu'on ait vu l'un des souvenirs, Dumbledore m'a dit que, quand il était jeune, Voldemort avait travaillé… dans une boutique de l'Allée des Embrumes. Une boutique que nous connaissons bien…
– Barjow & Beurk ! s'exclama Hermione en se frappant le front. Mais oui, bien sûr !
L'excitation pouvait se lire sur son visage encore humide de l'eau de la douche. Soudain, elle comprit ce que voulait dire le fait qu'ils ait trouvé une possible cachette des Horcruxes, et ses traits semblèrent se défaire sous le choc.
– On y va quand ? demanda-t-elle d'un ton plus grave et sérieux.
– Le plus tôt possible, répondit Harry. Il faut que j'envoie la lettre à Ginny…
– Ne lui dis pas, coupa aussitôt Ron. Qu'on a peut-être trouvé un Horcruxe. Tu sais comment elle pourrait réagir.
– Je n'ai pas l'intention de lui dire.
– Fumseck est retourné dans sa pièce ? demanda Hermione.
Harry et Ron échangèrent un regard.
– Fumseck a disparu au moment où nous allions repartir pour la chambre, répondit Harry.


Battements d'ailes.
Une ombre silencieuse se dirige lentement vers la fenêtre du dortoir des filles de 6ème année de la maison Gryffondor. Elle se pose sur le rebord et tape discrètement de son bec au carreau.
L'une des filles est réveillée. Depuis bientôt deux mois, elle ne dort presque plus. Elle attend… Elle se lève et va ouvrir la fenêtre. L'ombre noire entre et dépose la lettre qu'elle tenait dans son bec. Après quoi, elle s'échappe par l'ouverture et disparaît dans la nuit. La fille referme doucement la fenêtre, et quitte le dortoir, serrant la lettre contre elle.


Ginny n'en croyait pas ses yeux. Un hibou lui apportant une lettre en pleine nuit, c'était quelque chose de surprenant. Surprenant… et inquiétant.
Elle était sûr de connaître le nom de l'auteur de cette lettre. Quand elle l'ouvrit, elle ne fut pas déçue : c'était bien Harry, comme elle s'en doutait. La lettre semblait très importante. Apparemment, Harry avait besoin qu'elle aille faire des recherches sur les Horcruxes dans la réserve de la bibliothèque de Poudlard. Il lui demandait d'en parler à Neville et Luna.
Elle lut les instructions avec la plus grande attention, puis, après s'être assurée qu'elle les connaissait par cœur, elle brûla la lettre dans la cheminée.
En retournant se coucher, elle repensa aux événements survenus chez elle et à Poudlard, depuis que ses amis étaient partis. Sa mère avait été folle de découvrir qu'ils s'étaient presque « enfuis » du Terrier. Elle l'avait privée de tout ce dont elle pouvait être privée pour les avoir laissé s'en aller. Elle était restée enfermée dans sa chambre, dans un état de torpeur ininterrompu.
Puis, il y avait eu la solitude durant le voyage en train. Elle était restée avec Luna et Neville, mais cela avait été comme s'ils n'étaient pas là. Elle n'avait cessé de penser à Harry. Ensuite, quand ils étaient arrivés, avant le festin annuel, la nouvelle directrice avait prononcé un discours. Cela faisait une sensation étrange de se dire que, il y avait quelques mois encore, c'était Albus Dumbledore qui était assis à la place du professeur MacGonagall.
Elle avait présenté les deux nouveaux professeurs. Comme elle-même ne pouvait plus enseigner la métamorphose, c'était un certain professeur MacDouglas qui s'en chargerait, tandis qu'une jeune femme du nom de Jody Shafer – le professeur Shafer – se chargerait de la défense contre les forces du mal.
Beaucoup de monde lui demandait où étaient passés Harry, Ron et Hermione. Et à chaque fois, elle répondait qu'elle n'en avait aucune idée, qu'elle savait seulement qu'ils avaient décidé d'arrêter leurs études. C'était un mensonge qui, même sans en être vraiment un, était bien peu convaincant, et nombreux étaient ceux qui ne l'avait pas cru. Néanmoins, la plupart avait abandonné l'idée qu'elle puisse les renseigner sur ce qui était arrivé à ses amis. On la laissait donc tranquille, et cela lui convenait parfaitement.
Elle finit par s'endormir, très tard dans la nuit.


Harry était allongé dans le noir. Il ne savait pas si les deux autres dormaient, mais en tous cas, ils en donnaient l'impression. Jamais avant Harry n'avait dormi dans la même pièce que Hermione, mais heureusement, elle ne parlait pas, ne grinçait pas des dents, ni ne remuaient dans tous les sens.
Il ne trouvait pas le sommeil. Une question lui taraudait l'esprit. Il avait eut une pensée, au moment d'envoyer la lettre à Ginny, un peu plus tôt dans la soirée. Ils seraient obligés d'utiliser la cape d'invisibilité – qu'il avait pris soin d'emporter – pour aller chez Barjow & Beurk. Mais la cape était à présent trop petite pour qu'ils prennent le risque d'y aller à trois.
Alors… qui allait attendre ici ?
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MessageSujet: Re: Harry Potter et la Princesse Lune   Mar 7 Nov - 20:47

Chapitre 6 : La première piste (3ème partie)

– Harry ?
Harry secoua la tête, et regarda Hermione qui semblait attendre quelque chose. Apparemment, elle lui avait posé une question et attendait la réponse.
– Tu as l'air fatigué, Harry… on croirait que tu n'as pas dormi de la nuit !
Il devait être neuf heures du matin. Les trois amis s'étaient réunis dans la pièce où Fumseck, la veille encore, était installé. Ils étaient en train de décider du moment où ils iraient – peut-être – trouver le premier Horcruxe.
– Non, non, j'ai dormi…
Il se frotta le visage dans les mains sous le regard incrédule de ses amis. Hermione poussa
un petit soupir, puis poursuivit :
– Je te demandais quand tu pensais que nous pourrions y aller ?
– Le plus tôt sera le mieux.
– Oui, bien sûr, mais…
– Avant toute chose, j'ai quelque chose à vous dire.
Harry prit une grande inspiration, et lança d'une traite :
– La cape d'invisibilité n'est pas assez grande pour trois, donc il faudra que l'un d'entre vous reste ici.
Ron et Hermione le dévisagèrent un moment, puis échangèrent un regard. Comme Harry le redoutait, une tempête sembla éclater dans la pièce.
– C'est moi, qui irai ! lança Hermione d'un ton décidé.
– Et pourquoi toi ? répliqua Ron.
– Parce que… parce que je suis la plus mûre !
– Ah ouais ?
– Parfaitement ! Et je connais plus de sortilèges que toi !
Ron eut l'air très choqué par la réaction de son amie.
– Non, mais tu t'entends parler ? On dirait la fille que j'ai rencontré dans le train la première année ! Je pensais que tu avais changé depuis !
Ce fut au tour de Hermione de rester bouche bée. Elle n'avait pas l'habitude d'entendre Ron parler ainsi.
– On se dispute pour quelque chose dont on a même pas idée ! continua Ron. On a même pas laissé le choix à Harry ! Tu trouves ça juste ?
Hermione baissa les yeux.
– C'est vrai. Tu as entièrement raison. Je te demande pardon, Harry.
Harry enleva ses mains de ses oreilles, et dit d'une voix incertaine :
– Hermione… je crois qu'il serait plus sage que ce soit Ron qui vienne, car Barjow t'a déjà vue l'an dernier.
– C'est vrai, tu as raison… j'ai été stupide de ne pas y songer plus tôt. Mais, toi, il te connaît aussi vu que tu es célèbre !
– Nous sommes tous célèbres, répliqua Ron. Tu te souviens de ce qu'à dit le barman…
– Nous serons sous la cape d'invisibilité, de toute façon.
– Alors il ne pourrait pas me reconnaître ! lança Hermione. Ton argument est idiot. J'ai autant de raison d'y aller que Ron !
Harry se retient à grand-peine de ne pas lever les yeux au ciels. Lui qui avait espérer un instant que Ron avait pour la première fois stoppé une dispute entre lui et Hermione, il était à présent bien déçu. Il prit une voix calme et posée pour répondre à Hermione :
– Il vaut mieux ne pas prendre de risques… et si nous devions enlever la cape pour prendre l'Horcruxe ?
– On ne sait même pas ce qu'on va trouver, là-bas, continua Ron. Si ça se trouve, il n'y aura aucun Horcruxe.
– Je suis sûre qu'il y en aura un : c'est Fumseck qui nous a mis sur la voie.
– Mais il ne nous a pas juré que l'Horcruxe était là !
– C'est stupide, si tu entends jurer par la parole, il ne pouvait pas le faire puisque c'est un oiseau ! répliqua Hermione.
– Mais même s'il y a effectivement un Horcruxe là-bas, s'entêta Ron, je me demande bien comment on va pouvoir le trouver. Il y des tas d'objets étranges dans cette boutique !
– Mais il y a des chances que ce soit la coupe, auquel cas Harry la reconnaîtra !
– Oui, mais… dit Ron d'un ton hésitant, ne sachant visiblement comment continuer.
– Quoi, « oui mais » ? demanda Hermione d'un ton impérieux.
– Je ne veux pas que tu y ailles, c'est tout.
– Quoi ? J'hallucine ! Tu ne veux pas que j'y ailles ? Et alors ? Je suis assez grande pour décidé moi-même si j'ai envie d'y aller. Et j'irai, que tu le veuilles ou non ! J'en suis capable !
– Ce n'est pas un jeu ! répliqua Ron, les oreilles de plus en plus rouges. C'est dangereux !
– Je le sais, Ron ! Et je ne le fais pas pour fanfaronner, crois-moi !
– Alors pourquoi ?
– Ça ne te regarde pas !
– Hermione…
– Oh ! On ne s'entend même plus penser, ici !
La voix qui venait de prononcer ces dernières paroles n'était autre que celle d'Alberfoth lui-même.
– Mais de quoi étiez-vous donc en train de discutez pour que cela organise un tel débat ?
Les trois amis se regardèrent.
– Nous… nous avons trouvé ce que nous cherchions, dit Hermione, hésitante.
– Grâce à Fumseck, ajouta Ron.
Le vieux mage sourit à travers sa barbe.
– Je vous avais dit qu'il voulait vous aider !
– Il a disparu juste après nous avoir aidés, comme vous dites, expliqua Harry.
– Disparu ?
– Dans un éclair rouge.
– Oh, je vois… Alors, où se trouve la chose que vous cherchiez ?
– On ne sait pas exactement ce que c'est, répondit Hermione, mais elle serait dans une boutique sur le Chemin de Traverse, plus précisément dans l'Allée des Embrumes.
– Et on ne peut pas y aller à trois, conclut Ron.
– C'est pour ça que vous vous disputiez ?
Ron et Hermione rougirent sans oser se regarder.
– Euh…
– C'est-à-dire…
Leur réaction arracha un sourire à Alberfoth.
– Donc, si j'ai bien compris, vous n'arrivez pas à vous décider sur le choix de celui ou celle qui accompagnera Mr Potter dans cette boutique. Que comptez-vous faire pour résoudre ce problème ?
Les deux amis restèrent silencieux.
– L'un de vous va devoir renoncer à ce qu'il désire le plus à cet instant, continua le barman. Harry devrait vous laisser un moment pour vous laissez le temps de réfléchir.
Il adressa un clin d'œil à peine perceptible à Harry, puis sortit de la pièce, laissant Ron et Hermione abasourdis et confus. Au bout d'un moment, ils se tournèrent l'un vers l'autre, et se mirent à parler en même temps :
– Tu sais, je pense que tu devrais y aller…
– Non, tu le mérites plus que moi, après tout, c'est vrai que tu es plus responsable…
– J'insiste pour que ce soit toi qui y ailles, Ron.
– Et si je préfère que ce soit toi ?
Harry soupira et se prit la tête dans les mains.
– Je rêve ! dit-il d'un air las. Vous allez vous disputez pour savoir qui restera ici, maintenant ?
Ses deux amis se regardèrent d'un air gêné.
– Ron, s'il te plaît, accepte, dit finalement Hermione. Ça me ferait plaisir…
Ce n'était pas une excuse très convaincante, pourtant elle sembla décider Ron.
– Bon, d'accord… mais c'est bien parce que tu insistes !
Harry les regarda tous deux avec un mélange d'amusement et d'exaspération.
– Alors c'est décidé, dit-il. Quand est-ce qu'on part, Ron ?
– Ce soir, je pense. J'imagine que ce sera mieux s'il y a moins de monde…
– Moi aussi, je pensais à ce soir. Mais ce sera plus dangereux la nuit.
– Tant pis, on a pas le choix, il vaut mieux qu'on risque de se faire repérer au milieu de quelques Mangemorts et autres Vampires qu'au beau milieu d'une foule de gens qui ne manqueraient pas de répandre que nous sommes là-bas.
– Je suis d'accord.
Les garçons se tournèrent vers Hermione. Elle était très pâle et semblait mal à l'aise.
– Je… je dois aller voir quelque chose dans la bibliothèque, dit-elle en évitant soigneusement de croiser leur regard.
Elle sortit précipitamment, les laissant seuls dans la pièce exiguë.
– Même ici, elle ne peut pas se passer de la bibliothèque, plaisanta Harry.
Mais seul le silence vint répondre à son trait d'humour.
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